IHR
HURLUBERLU, adj. et subst. masc. (a.-t.) ^)^. ^)^ trouMé^erdu , expression composée sans doute de deux substantifs arabes, suivis l'un et l'autre de la terminaison turque ^ qui sert à former certains adjectifs. Voyez, à ce sujet» les détails donnée sur l'adjectif AHUBi, dont le sens présente une an^ogie remarquable avec ednïAe émriu6eritt.
PLIS et EBLis, n. pr. (a.) \j^.A^] disespéré, diàéte; ûérivé de ^j«*-jt désespérer {de la miséricorde divine) ^ k* forme de la racine inusitée ^J^ . Nom de l'ange destructeur des Djinns , dont il est parlé dans TAlcoràn, et qui fut précipité lui-même aux enfers, par suite de sa révolte contre Dieu. — IMis pourrait bien n'être qu'une corruption du
grec $ea6o>oc.
IHRAM, s. m. (a.) f]js^\ éuu de consécration y nom d'action de la k* forme du verbe /^ déclarer invioiaéie, sacré. Ce mot désigne aussi le manteau pénitentiei que tout pèlerin musulman est obligé de revêtir avant d'entrer sur le territoire de la Mecque, et qui consiste en deux pièl^s de laine, blanches et sans couture, dont Tune enveloppe les épaules
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et l'autre les reins, en sorte que Favant-bras se trouve à découvert.
IMAM, s. m. (a.) >L»! chef,fré9ident; dérivé de ^1 màrcheren téu, présider; en particulier, celui qui récite les prières à haute voix, dans les mosquées, en présence du peuple. Les fonctions de Vimam, désignées par le mot imamat L>L»I, correspondent à celles d'un curé, chez les Catholiques. — n ne faut pas, à l'exemple de presque tous les lexicographes, terminer par un n le mot imam^ qui se confondrait alors avec ima/n^ dont le sens est bien différent. — Le pluriel français peut se former en ajoutant un s au singulier : un imam , des imums-
IMAN, s. nu (a.) ^L^l conviction religieuse, foi; dérivé de ^^1 (4* forme) croire (en Dieu), — Ce mol ne se rencontre pas dans nos dictionnaires; mais il importe de le consigner ici, pour faire ressortir le vice de transcription ^du titre d'imam, dont on change mal à propos le m final en n. Il est certain qu'il n'existe entre imam ^L»1 prêtre, et imân jLy^t conviction religieuse^ aucune analogie de racine ni de signification.
IMARET, s. m. (a.) ijLyft haiitation, dérivé de jfi habiter. Hôtellerie turque où les élèves des différentes écoles vont prendre leurs
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repas; les i^uvres y trouvent aussi gratuitement des vivres. Ces édifices, fondés et entretenus à grands frais, sont très-nombreux dans les principales villes de FEmpiré des Osmanlis. Le premier imaret fût inauguré à Nicée , ville d'Anatolie, sous le règne d'Orkhan P%^qui fit à cette occasion des dépenses considérables.
ISLAM, ISLAMISME, s. m. (a.) ^^t soumission y nom d'action de J^t se résigner, se soumettre {à Dieu) , 4** forme de J— être sain et sauf. C'est ainsi qu'on appelle la religion mahométane , dont les préceptes sont contenus dans l'Alcoran, livre aussi vénéré chez les Musulmans que la Bible chez les Chrétiens. Les Arabes, les Persans et les Turcs suivent tous, à quelques nuances près, les lois de l'islam. — On dit plus ordinairement en français isia/mi&môy par opposition à christianisme^
ITCH-OGHLAN, s. m. (t.) •îîcj! ^\ composé de ^f I intérieur, et de ,j^j' vaiet^ page. Jeunes élèves attachés au service de l'intérieur du séraï. — Icogiany donné par les dictionnaires français,
est une corruption d'orthographe qu'il faut éviter. — Écrivez itcti-oghia/ns, au pluriel.
IZELOTTE, s. f. (T.) ^^j Monnaie d'argent valant trente paras, autrefois répandue dans l'Empire turc , mais qui a cessé maintenant
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d'être en usage. — Izelotte est une reproduction assez inexacte du mot turc, qui s'écrit aussi ^^j, et se prononce zoiot'a.
JANISSAIRE, s. m. (t.) ^j^^tr^ soldat de la nouvelle milice, mot composé de Jo fwuvelle, et de y^j^ miftce. — Les janissaires , créés par Mourad P' en 1362, s'étaient recrutés dans rorigine parmi les prisonniers chrétiens enleyés à la guerre. L'influence de cette milice, souvent redoutable aux ^tans y fut enfin anéantie le 17 juin 1826, par Mabmoud II, qui supprima le corps tout entier. — Il y a loin, sans doute, de la transcription française à Toriginal turc, qui se prononce yeny tchery; mais l'usage l'a fait adopter. — Les ofiSciers des janissaires portaient le titre de tcharéadjis, c'est-à-dire dormeurs de saupe^ Voyez
TGHORBADJI.
JARRE, S. f. (A.)
'i^ grande cruche de terre cuite, à large ventre, ordinairement vernissée , et qui sert en Orient à conserver de l'eau ou tout autre liquide. En Provence, on fabrique une grande quantité de ces sortes de vases pour y mettre de l'huile. — C'est aussi le nom d'une espèce de fontaine