‹ Glossaire du VendômoisChapitre 13 sur 23 · DUCANGE · texte numérisé non relu

DUCANGE

Maître (met'), s m. Titre donné dans la campagne au chef de famille ou de maison. Littré dit que c'est une expression familière en parlant des gens de condition peu relevée. C'est une erreur, le mot maître n'est pas un titre familier, mais bien une expression de respect équivalent à DominuSy seigneur. En parlant à des fermiers, il faut les traiter de t maître «et de « maîtresse ». Si vous les appelez « monsieur » et « madame », ce sera, non pas une impolitesse, mais une familiarité, vous aurez l'air de les traiter comme de simples bourgeois.

Dans la ferme, le maître jouit d'une grande supériorité morale non seulement sur les domestiques, mais encore sur toute la famille. C'est le patriarche, le Maître par excellence. Il existe encore bien des maisons où la femme n'a pas le droit de se mettre à table, elle doit servir les convives et manger dans un coin de la cheminée. Le dictionnaire de Trévoux donne de ce terme la définition la plus exacte : « Se dit d'un particulier, chef de famille qui commande à sa femme, ses et ses enfants domestiques. »

« Magiater Grangise, qui oillam seu predium allud curai, »

(Texte de 779 cité par Muratori.)

Malabien (mal-à-ben), s. m. Sorcier, devin. Celui qui lève les sorts et les maléfices.

Malborough (mal-brou), s. m. Grosse voiture de roulage à larges roues, attelée de plusieurs chevaux en flèche. Elle était presque toujours accompagnée d'une petite voiture à un

é^\l':'.^\^. njfLC-r^ :rMiriQ^..-tte- «lestin^ à recevoir l'excé-Jeut l-^ -r.a-%:-r:..rrri:. O- ^rrirrr .Jr: voitar^f e^t à peu près abandonné î<ir su te i-r î>x!r:.5k.a 'j»::> transpi.trts par vi>ie ferrée.

faléfirié •ci.a-l>r-:%sl^-. aij. Eq mauvais état, de santé, ia.'Tx r*r:^- L'r.e 'jL«js*r nui*} »•:-;•?»- r?l une ch«:*« mal tichue.

[alement <;:.^-man*. afv. Mal. mauvaisement. ^ J'me porte nialrr..-r'.:. A(»».u pr><. tout an pUis. — t*^ vant i ben une f'.-t' ■;- ; — m:^: niaîem'-rt — <W*a •|u";rnia Je eh'min? —

Aï •-'. î>.

( />, . rf A. .-. #, '-.f^u.* de Mfti*. •

on

Malette in i-l«t •. «>. f. I* lit fji>4>*au ili- liruyères, de ijenét • !»• l'Mi^Vr. >, •• .v.-hi^.î.ê •liiisi une ImîI»* qui se place entre le fa^'.-il rt \ri éisiuîes. p'-iiP éviter le conta^n tn»p dur du bois ou •Jl-s »>pi:ies. l'jp an ti.^^.r- ave»: la malette des capucins ou celle du lK.'rger. |>-lil sao ■!♦? tiûle, musette destinée à porter les pr-jvisions dt' ImuoIiO.

Malignas iiiia-li-;-'nâi. s. m. Nom de localité. — Envoyer aux |.eI'-iti.'S à MiilU'iias, t'iiv..yer promener au diable. liis-latiii tn'th'ni>ts, if liiahle: tifilignutio, méchanceté.

Maline. adj. fém. »!»■ matiii. Au siècle dernier, dans un grand munhre df ni*»ts. l-- '/ no se pronom^ait fuis. On di.^ait assiner, a'îsinatiiHi, sin».% >inili«r.

Elle >o[it s >n 'jH-rle ir.aiine.

iLa Font a in F..

Malsemaine iinal-st*-nièir). s. f. Indisposition périoilique des f^^ininrs. Cr terme a ravantajîe d'ètit* inliniment plus convennl»le que t«»ute> les |*i*' ri phrases généralement admises ou les noms médicaux.

Maine unanj '.s f. Syncope de madame.

Mancin inan-sin», s. m. Manettes, mancheron d*nne chprrue. — Les ma n ci ns d'une l>eronète.

Ktym. lat. )nanciprrt\ saisir a\'ec la main muinu capiot.

Mandrille (inan-dri-ie), s. m. Malotru, <rueux, vaurien.

Ce mot, dont l'origine est inconnue, se retrouve dans tous les patois du midi, Titalien et l'espagnol. Dans le patois lyonnais, mandrille veut dire pâtre, grossier, mal mis ; ital ^mandrlale, môme sens.

Mangeaille (man-jây'), s. f. employé presque toujours au pluriel. Nourriture des bestiaux, fourrage. — Y a ben des mangeailles dans l'guernier. — La pluie a gâté mes mangeailles.

Mangeasson (man-ja-son), s. m. Désordonné, imprévoyant, qui njange tout ce qu'il a. — Vn mangeasson qui rnangera it bas et bertelles.

Manette, manon. Nom que l'on donne à TAnesse. — J'vas acheter eu ne manon à la fouère.

Meoiiant (ma-nian), adj. Qui se manie facilement, chose bien en main.— Un outil bien maniant. || Se dit aussi des personnes adroites de leurs mains, et au fig. intelligentes.

Manonier ^ma-no-nié), adj. Homme qui s'occupe des petits soins du ménage, de niaiseries. On di». aussi Manon. Étym. inc.

Manquette (man-kèf), s. f. Femelle qui ne peut suffire à élever ses petits. Dans le Maine, femme qui ne peut nourrir que d'un côté.

Maquereau (ma-keu-rio), s. m. Gros nuages qui donnent lieu à des ondées intermittentes, à des giboulées. Probablement temps marbré, tacheté, comme la peau du maquereau. M Nouel y voit une dérivation de }nacnbni{'>}.

Marabout (ma-ra-bou), s. m. Dans l'Académie, c'est une cafetière de métal. Dans le Vendômois,ce mot au contraire désigne une cafetière ou bouillotte en terre émaillée allant au feu.

Marâs. Prononciation de Marais.

Marcelot (mar-seu-lo), s. m. Colporteur de menue mercerie, images d'filpinal. Du rad. lat. mercator.

Marchais (mar-ché), s. m. Grande fosse, dépression naturelle (lu sol oix s'accumulent les eaux pluviales. || Nom de plusieurs localités. — Le Marchais Girard, commune de Lancé, le beau Marchais, près Cloyes. Le Marchais de la Lunaille, commune de Thoré. Le grand Marchais, àSaint-Marc-du-Gor, etc. lias-latin marchesium^ même sens.

« Le suppliant abuvroit les bœufs de son hoslei en uo marchais ou lac. »

(Lettres de rémission de 14/9,)

Page 1