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!>; n^>m rie liea Marchenoir n'est que la traduction exacte de l'ancienne défMNDinatii>n latine /a^'c^ niger^ le Marchais noir.
Xarcaa fmar-kou». s. m. Septième ensuit iDâle sans interposition rie nil^^. IJ pas.se pour pruérir les écroaelles par attouchement, tout romrne un .simple roi de France. Ce mot vient, dit-^/n, de Saint-Marculfe, de Bayeu\, qoi guérissait les «V;roueIles.
Marderean (mar-den-rio ou merrIeriO', s. m. Nom d*Dn ravin venant du plateau de la Beauce en suivant la route de Tours fd ^: jetant dans le Loir, rue de la Grf-ve.
Ane. fr. Merrierel, l>as-latin marderelhtm^ lieu où Ton jette \('H immondices.
Ce tr^rrent est ainsi nommé parce qu'il reçoit les immondices de toute nature que les habitants du fauliourjr saint-Lubin y dé[KiSf5nt pieusement. On voit que le « tout à Tégout • n*est pas une nouveauté.
« ...Quandam caméras ...fitas super merderellum subtus muros senonenses... »
tText*»d€ 12Tr>c:té par Duo
Maré(mri-rè),arJj. Gât<* par l^inondation. Des foins mares, endommagés par une crue qui a déposé sur les chaumes une couche de limon, ce qui fait que les liestiaux refusent de le manger.
Maréchau (ma-nVcho), s. m. Maréchal, forme qui se rencontre rians la plupart des diîilectes de la langue d'oil; Picard, marichau ; Berry, maréchau; on dit encore la maréchaussée.
Le marié fut plus honnôte, Il pissa par la fcnôtre Sur la tête du maréchau.
Verdinguette, verdingau.
(Ane. chanfion.)
Marelier (mar'lié), s. ni. Sacristain qui présente le pain bénit à la mcHKc, marguiliier qui se tient au bancd*œuvre.
Ane. fr. Marinier, mareglier, marguiller.
Has-Iatin mavujlicru$^ du latin matvicitlarius. || Nom de famille assez répandu.
Marelle (ina-rcl), s. f. Banc dVnnvre où so placent les niare- II ers.
Margot (mar-go), s. f. Nom vulfçaire de la pie. || Se dit d'une fille délurée. || Adj. Tacheté de hianc. Un cheval margot, une vache margot. On dit aujourd'hui : un cheval pie.
Margotte (mar-gof), s. f. Marcotte. On substitue très souvent le fj au c dans certains mots comme segret, agacia, égouvillon. Le mot mîirgotte se rapproche du reste davantage <lu latin mergus, rejeton provigné.
Margoulette (mar-gou-hH'), s. f. Bonnet de femme attaché sous le menton. || Le menton. || Petite fille qui affecte des manières au-dessus de son âge, terme de mépris.
Marie-gas (ma-ri-gà), s. f. Se dit d'une fille qui aime à jouer avec les gûs.
Mariée (ma-riée), s. f. Nom vulgaire de la libellule frigane, appelée aussi demoiselle, à cause de ses longues ailes membraneuses qui, repliées, ressemblent à un voile de mariée. || Mésentère de porc, à cause de l'aspect de cette membrane légère sillonnée de vaisseaux nerveux et graisseux qui lui donne Taspect d'une broderie. (V. Coiffe.)
Marianne (ma-ri-an'), s. f. Nom vulgaire d'un petit moucheron qui voltige en grandes quantités pendant les chaleurs, l'après-midi.
Mariennée (ma-rié-née), s. f. Méridienne, sieste de l'aprèsmidi (contraction de méridienne). L'après-midi même. Ane. f. Mérienne, bas-latin meridiana.
Maringotte (ma-rin-gof), s. f. Voiture de roulage à un seul cheval qui accompagnait autrefois la grande voiture dite malhorough. (V. ce mot.) Charrette légère en général. En Normandie, c'est la voiture des marigottiers ou petits marchands forains.
Étvm. inc.
Marjou (mar-jou), s. m. Murger, tas de pierres. (V. ce mot.) (Beauce.) || Fosse où les tuiliers détrempent leur terre.
Marmenteau (mar-man-to), s. m. Vieux pied, vieille souche, trogne réservée dans une haie ou dans un défrichement pour servir de borne. L'Académie définit marmenteau : «r bois de haute futaie mis en réserve ».
Ane. fr. Marmentel, souche, trogne.
Marmotte (mar-mof), s. f. Fichu qui couvre la tète et se noue sous le menton.
Marotte (ma-rof), s. f. Gros bâton renflé î\ la base en forme de
massue ; il était en iisajçe surtout chez les marchands de bestiaux.
MarouiUer (ma-rou-ié), v. n. Troubler un liquide, Feau d'une mare en Tagitant.
Conf. les noms de localités Marolium, marogilum^ Mareau, RIareiiil, lieu marécageux. Le mot mare est généralement admis comme d'orij^ine eelti«iue.
Marôute (ma-rouf), s. f. Camomille puante, Anthémis colula^ composées. — Patois normand amouvetfc.
« Le blé n'était pas fort, et beanci)up de marouste. »
(Journal de Laitron.)
Marpaud (mar-pô), s. m. Chat mule, matou.
Ane. fr. Marpaud, fripon, voleur.
Marrage (ma-raj'), s. ni. Façon doiniée à la vigne avec la marre.
Marre (màr), s. f. Outil de vigneron, houe à manche court destinée A façonner les vignes.
w Outil de fer, larf^e do 9 pouces, loo^ de 15, ayant un anneau (douille) où se met un manche de bois qui est aussi courbé en dedans» du côté de la t«**te. »
(B0U1.AY, Manière de rultioer la vigne, etc.)
Latin marra. C'était un terme gaulois.
Mars (màn, s. m. Les menus grains qui se sèment en mars, orge et avoine. J'ai fait nits mars dans un bon temps. — Il y a un beau mars dans ce champ.
11 est extraordinaire que l'Académie, dans l'édition de 4879, n'ait |)as admis ce mot, d'un usage si général. Ça prouve que les Académiciens, tout instruits qu'ils sont, ignorent bien des choses de la vie pratique. Quand M. Zola, l'auteur de la Terre, sera de l'Académie, il fera admettre à ses collègues bien des mots qu'ils prendront pour du sanskrit.
Marsaule imar-sôl'), s. f. Saule marsault, salix caprea et salir cinerea ; on fait ordinairement venir ce mot du bas-latin mas sulix, saule inùle; peut-être vaut-il mieux le faire venir de saule ou de mars, marlis saUj\ cet arbuste Heurissant en mars. (XouEL.)
Mas (fuà), s. m. Maisor», demeure, manoir.
. lî.i.s-latin uiasa, tnassa, uiansiOj même sens. II est resté lé
diminutif masure. Usité dans tous les patois de la langue d'oll et de la langue d'oc.
L'étang du Grand Mas, c'^st Tétang du Grand Mdtioîr, près duquel se trouvent les fermes du grand et du petit Mas.
Mastoc (mas-tok), adj. Lourd, épais au moral, comhie aU physique.
Ail. MaslochSf boeuf gras.
Matéreaux (ma-té-rô), s. m. pi. Matériaux. Ce sont les gens qui parlent bien qui disent les matéreaux, par la raison qu'on dit un taureau et non un tauriau !
Matiias (ma-li-fà), s. m. Mortier de terre et de bourre ou de foin haché auquel on ajoute de la chaux. Cette composilion .«=;ervait autrefois à faire les enduits et les plafonds. Étym. inc.
Matigo (mà-ti-go), s. m. Juron familier. Mî\tin.
Matin (à), adv. Aujourd'hui, annni.
Mâtiné (mà-ti-né), adj. Uonnne d'une demi-éducation, demifortune, demi-scienc«, demi-influence, croisé de bien et de mal.
Maucourtois (mô-cour-toi), adj. Mal courtois, mal poli.
Mauiaisant (mù-feu-zan), adj. Malfaisant.
Maufranc (mtVfran), odj. Avare, mauvais cœur, déloyal, pas franc du collier.
Nous ne dormons qu'à titre d'exemple cesadj. avec le préfixe mau, ne pouvant les citer tous à causi de leur grand nombre.
Mauvaiseté (mo-vè-ze-té), s. f. Méchanceté.
Ane. fr. Mauvaistié.
Mauveillé (mô-vé-ié), adj. Dérangé mal à propos dans son sommeil, réveillé en sursaut. — Le médecin dans son sommeil est mauveillé pour un malade.
Mazarin (ma-z;i-rin), s. m. Mulet. (Perche.) Souvenir de la Fronde. Mazarin était un terme injurieiix ^riiployé par les Frondeurs pour désigner leurs adversaires politiques.
Bté (mé), pr. per. Moi, employé surtout dans le Ras-Vendômois, sur les fronlières du Mnine et dans le t>erclie.
Mécredi (rné-keur-di), s. m. Mercredi. — Ce mot se prononçait îiutrefois mécrcdv.
't l.a plus saine opinion et le meilleui* usuge est donc, non seulement de prononcer, mais aussi d'écrire mécredi sans r, et non j)as mercredi. »
(Vauoelas, 1065.)
Il Locution locale. Lorsqu'un vantard a un point faible attaquable qu'on peut à l'occasion lui reprocher, on ne manque pas de lui rabattre ses quatre mécredis.
Môdi (nié-di), s. m. Midi,Médi se rapproche davantage du latin Media die.
Mégrigne (niè-grign'), s. f. Migraine.
Mègue imègh'), s. m. Petit lait. A Vendôme même, on prononce aussi n)ègre.
C'est un mot d'origine celtique. Gall : meadgh; irl. meaigh^ petit lait.
Meillée (mé-iée), s. f. Dans le Perche, c'est une bouillie olTertc aux étrangers le jour de l'assemblée. C'a^t probablement comme dans le Maine, où cet usage existe encore, une bouillie de millet connue sous \o nom demillée.
Ane. fr. îueil, millet.
Mélarde (iné-lard'), s. f. Mélange de semence de blé et d'orge.
Mêle (mêD, g. f. Nèfle, fruit du Meslier.
Ane. fr. Bas-latin, A/W/«, tnelala^ du latin mespilus^ néflier.
Dans mon chemin je rencontrai Un peurnier plein de pêches.
Je le secouai, je le remuai.
11 en tomba des mêles.
{Ane. chanson.)
Un meslier nouailleux ombrage le portail.
(Ronsard.)
Melier ou meslier (mé-lié), s. m. Nom d'un cépage blanc très estimé. Savagnin du Jura, épinette blanche, morillon blanc de Bourgogne.
Mélieu (mé-lieu), s. m. Milieu.
Ane. fr. meilheu.
« Tous les dicts hommes estoient tondus à la Césarine portant longues barbes fourchées à l'italienne jusqu'au meilheu de la poictrine. »
(Lettre sur l'entrée de Charles-Quint à Orléans, i539.)
. . . Fust ce vous qu'on renomme S'estre vanté contre le roy à Rome De conquérir ce royaulme et passor Par le meilleu avant sans menasser.
(R. Macé, Voyage de Charles- Quint.)
Mène diièn'), s. f. Direction du ménage. — Il n'y a pas de mène dans celte maison, une drôle de mène, c'est-à-dire : la maitresse ne sait pas mener sa maison, elle la niène drôlement. On dit aussi une menée.
Méiiiau(mè-gnio), s. m. Jeune porc à l'engrais, porc de six mois. Il Grand garçon maigre, de tournure disgracieuse, peu intelligent.
Étvm. inc.
Ménil (mé-ni), s. m. Nom de localités, maison, clôture, mur. Bas-latin mansionile, mœsnile, du latin uursnia, nmrailles.
Menti (man-ti), s. m. Mensonge. — Vois-tu ben, eh ben ! tu m'as dit que des mentis.
Ménuit (mè-nui), s. m. Minuit.
Ane. fr. méenuit. A l'ore de méenuit, dans les sermons de saint Bernard.
Merdaillon (mer-dà-ion), s. m. Petit enfant, vaurien, polisson.
« Disant qu'ils n'estoient que merdaille et garçonnaille. »
{Lettres de rémission, lîy'iG.)
Merdonnier (mer-do-nié), s. m. Vidangeur.
N'insistons pas sur Tétymologie.
Mère (mèr'), s. f. Employé dans les expressions suivantes : mère, ponmie de terre qui a servi de semence qui a produit les autres. || Mère, quantité de levain qu'on conserve d'une cuisHe (V. ce mot) à l'autre pour faire lever la pâte. || Mère du vinaigre, pellicule qui se forme à la surface des fûts de vinaigre, rnycoderma aceti. On donne plus souvent le nom de mère à une sorte de membrane épaisse et gélatineuse qui se forme sur le vinaigre, et qui n'est qu'une allératioii du ferment, une fermentation secondaire, en réalité une maladie du vinaigre.
Ces expressions viennent du bas-Ialin maera^ matera, ferment.
Mère (mèr'), adj. Mère goutte. C'est le vin tiré directement de la cuve, par opposition avec le vin extrait du marc par le pressurage. || Fig. Ce n'est pas de la mère goutte, ou de la mère laine, en parlant de gens peu recommandahles.
Biilailn merus, pur, ou mieux de magisler, maltresse goutte. On devrait alors écrire maire goutte, forme qui se rencontre en effet dans l'ancien français.
Merrain (mé-rin), s. m. P^xpression usitée dans le commerce
— 2ÛG —
pour qualilier une affaire bonne ou mauvaise. — C'est du bon nierrain, du mauvais merrain.
Mestivier (mè-ti-vié), s. m. Moissonneur. Nom propre assez répandu.
Met, s. f. (V. Maie.)
Métal (nié-tal^ s. m. Méteil.
Meublier (meu-blié), s. m. Mobilier. — Cte fille là, c*est un bon parti, elle a ben du meublier. — On i a vendu tout son meublier.
Meule (ineun, s. f. Meule de cercles. Paquet de cercles de poinçons attachés ensemble au nombre de vingl-quatro. (V. Itoucile.)
Meulon (meu-lon), s. m. Petite meule de fourrage ; on dit aus.si moulon et mulon.
On pourrait croire que meule vient de moles, masse, mais les textes du moyen ûjçe dési^^nent sous le nom de meta la meule de grain.
« Acervos annonufii quo8 m tas cul'jarlter vocare solemutt. »
(GaÉGoniE (le Tours )
Meta veut dire borne, cône. Meule s'est formé par le diminutif yyictula.
.Un autre ramoncelle En |>ointes. le dressant en superbes menions, Le jouet quelquefois des venteux aquilons
(R Beli.rau.)
Meunier, s. m. Cépage noir, auvernat meunier, morillon de Champagne et de Bourgogne. Ainsi nonnné à cause de la peluche blanche qui recouvre lesjeunrs pousses et les feuilles cl leur donne l'aspect enfariné.
Meur imcii), adj. Mùr. - Du raisin mcu. — Une poire meure.
MeuFir (meu-ri), v. a. Mûrir.
De mes pensera fait avorter le fruit, Et sans meurir tranche mon espéranite.
(RONSAlll) )
Méziëre (mè-zièr'), s. f. Nom de localité. — La iMézière. Bas-latin macerics, masure, muraille.
Miaulée (miô-Iéc), s. f. Quantité de choses vivantes et grouillantes. — Une miaulée de gorets, d'asticots; une miaulée de gnias.
Étvm. inc.
Miauler (mio-lé , v. n. Crier, en parlant des jeunes enfants. — Ctrain, i fait qu'nr iauler.
Michau (mi-cho), s. m. Bouc, suivant Tusage de donner aux animaux des noms d'homme. H La cage à Michau, la prison, probablement parce qu'un gardien se nommait ainsi. Dans le langage populaire, on désigne volontiers la prison par le nom de Festimable fonctionnaire qui veille avec sollicitude sur ses pensionnaires. — Il est logé à l'hôtel Michau. — Il est en pension chez Michau. — Le locataire à Michau. On disait auss^i l'hôtel Massot,nom d'un autre gardien delà prison de Vendôme.
Midi (mi-di), s. m. Méridienne, sieste de midi. — J'vas dormir mon midi.
Midi, s. m. Nom du hotteux (éphippigère , sorte de sauterelle. .V. Hotteux.) On le qualifie souvent à tort de cigale.
Mignon (mi-gnon), s. m. Usité dans leVendômois dans l'expression : faire mignon, embrasser, donner un baiser. — Fais mignon à maman.
Migiiot (nii-gno), adj. Mignon, caressant.
« A ces mignottes femmes tant précieuses que lojtes sont fardées
comme poupées. »
(Danse des morts de Rouekt Godin, 1588 )
...Tant que sa lèvre mignoUe (l'enfant) A petits sniispirs su«;otto.
(R. Bkixeau.j
MinJ mi-mi), s. m. Chaton.s, fleurs mules de certains arbres, noyer, noisetier, saule, etc. On dit aussi des initons.
Mince (mins'), s. f. Mèche de fouet.
Mincer (min-sé), v. a. Cingler, mettre quelqu'un en lambeaux soit par des coups, soit par des paroles mordantes. (Perche.)
Minçon (min-son), s. m. Gesse tubéreuse, Luthyms tubcrosiis. Gland de terre, sorte de vesce dont les enfants déterrent k-s tubercules sucrés pour les manger, dans liBeauce.
Mine, minée. (Voyez Anciennes mesures.)
Minette (patron). Expre-sion signifiant le matin. — Se ever
(livi> patroi) iniiictte. Les dictionmiires prétendent qu'il faut prononcer Poltron.
Minier (rni-nié), aclj. Qui use beaucoup ses vêlements, 1 s mine, les rend minables. On dit d'un enfant : C'est un mine-tout.
Mingprelet (min-gueur-lé), odj. Maigre, maigrelet, chétif.
Ane. fr. Mingrelet, dans les dictionnaires de Cotgrave et Oudin, est cité comme diminutif de mingre, maigre.
Ministre (mi-nistr'), s. m Ane, dans le Perche. Jaubert dit que dans l'armée d'Afrique on appelle ainsi les nmlets, parce qu'ils sont chargés des afTa res del'Élat.
Ministre veut peut-être dire tout simplement serviteur. Le ministre, en eiïet, ne devrait être que le serviteur de l'État, bien qu'il agisse souvent connue s'il en était le maître. Si les Percherons nomment leur àne ministre (ce qui n'a rien de flatteur pour ces utiles animaux), certains journaux de l'opposition, voire même quelques députés, ne se gênent pas pour renverser la proposition.
Mion (mion), adj. Prononciation ôe mignon.
Miot (mio), s. m. Dernier enfant, enfant gâté, benjamin.
Le dictionnaire de Trévoux, qui cite ce mot, le fait venir de nùnor (î).
Miottée ou miot (mio-tée), s. f. Pain émietté dans du lait, du vin ou du cidre. La miottée au vin se fait chauffer devant le feu dans un geigneux et devient une vraie soupe aii vin.
Mirouer (mi-roué), s. m. Miroir.
Ane. fr. Mirouer, mirocr. Saint François de Sales écrivait encore mirouer.
Miserere jusqu'à vitulos, loc. loc. — I m'a raconté son histoire depuis waserere jusqu'à vUulosy c'est-à-dire d'un bout à l'autre, très longuement, sans faire grâce d'un détail. Allusion au psaume L, qui commence par les mots Miserere mei Deus, et finit par le mot vitulo».
Missergent (mi-ser-jan). s. in. Poires de Messire-Jean. Il y a même des gens qui disent des poires de demi-sergent.
Mitan (mi-tan), s. m. Milieu. Ce mot se retrouve dans tous les
dialectes de la langue d'oil. En 1646, Monet écrivait que mitan,
meilieu et milieu étaient synonymes et également bons. || Mitan
l'un, mitan l'autre, loc. loc, c'est-à-dire partagé par moitié.
Germ. miltanOy d'après Burguy.
Mitre (mi-trè), adj. Piqué de petite vérole. Ancien argot des
voleurs njitre, gale, parce qu'on la soignait avec l'onguent niilhridate, d'après Francisque Michel.
Moins (raouin), interjection négative ou dubitative, intraduisible et indéfinissable, équivalant à peu p'ès à : Bah ! vraiment! oui dà ! je te crairais ! — I va ché d'I'iau. — Moins! — Ton échelle est pas solide, tu vas timber. — Moin ! — T'as pas peu des voleux? — Moin.
Moiquié (moué-ké), s. f. Moitié, dans le Perche. — Don' moi z'en la mouéquié.
Moison (moi-zon), s. ni. Fermage dont le prix s'acquitte en nature, bail moyennant une quantité de grain ou de denrées déterminées à l'avance.
Ane. fr. Moeson, moison, langue d'oc moyso^ mesure. Du latin modiwt, boisseau.
La bouche petite et grocelte, Le col fin de bonne moison.
(R. de la Rose.)
« L'exposant, qui est fermier et moisonnier d'une maison et terres situées en la ville de Ramolu en Beauce. »
(Lettres de rémission^ 1396.)
Moisse (moi-se), s. f. Fissures dans un bloc de pierre.
Moisson (moi-son), s. f. Produit de la traite d'une vache, d'une chèvre.
Moléïer (mo-lé-ié), v. n. Mollir, fléchir. — La glace molèye lorsqu'elle est trop faible. La terre mouillée molèye.
Molène (mo-lèn'), s. f. Planter des molènes, prov. loc. Ne faire rien qui vaille, faire une chose q'ii arriverait toute seule, naturellement.
MolUère (mo-ièr'), s. f. Tas de poires à cidre qu'on place en terre ou dans le foin pour les faire mollir plus vite. (Perche.) Cela s'applique aussi aux cormes^ nèfles et alises.
Mollière (mol-ièr't, s. f. Terre humide et molle; on dit aussi mouillère. || Nom de localités.
Mollin (mo-lin), s. m. Même sens. — Planter en mollin, dans un terrain humide. — 11 fait du mollin. || Lieu où Feau suinte. (V. Surin et Fredonnière.)
Mollir (mo-li), v. n. Baisser de prix.
c 1803. — Le blé mollît aussi. »
{Journal de Lattron.)
Dans un journal commercial nous avons lu cette phrase Opi(iuc : Les gruyères restent fermes, les bries mollissent !
Molue (mo-lû), s. f. Morue, on dit aussi mouliau.
Ane. fr. Molue, moulue. Ambroise Paré se sert de ce mol. Has-latin molua.
Mon (Mion), adv. Certes, donc, assurément, en vérité. — Voyons mon, écoute mon.
Ane. IV. mon. Palsgrave traduit ce mot par voire, vraiment. D'après Burguy, ce mot viendrait du goth. muns, opinion.
Sire, ce feray mon sans faulte.
(Kroissakt,;
Monde (uiond'), s. m. Personne, quantité de gens. — Du bon monde. — Comment se portent vos mondes? — Y a ben das mondes cbez lui pour la moisson.
Monée (mù-nei), s. f. Sac de mouture. (V. Mounév.)
Monsieur imon-sieu), s. m. Cochon. (\^ Habillé de soie, Noble.) — J'allons tuer nout monsieur (respect parlant). Vous v'iez l)us d'.*^oup<?, on la gardera pour nout* monsieur.
Montdévaux (mon-dé-vù), loc. adv. Par monts et vaux. — Il est toujours par montdévaux.
Montdoubleau (Les biquets de). Nom ((u'on donne aux habi- Laiils (le ce chef-lieu de canbui, probablement à cuuse du grand nombre de chevreaux qu'on vend sur le marché de cette ville.
Montre-cul (mon-treu-cu), s. m. Terrain en pente raide, sentier escarpé. On comprend facilement la raison de cette dénomination.
Montoir (mon-touè), s. m. Borne qui servait aux cavaliers à se hisser sur leur cheval.
Ane. fr. Montoner; bas-latin Montovimn, escalier, escabeau.
Montoire et Lavardin (manger), loc. loc. — Allusion à Desnoyei's de Lormc, fds de l'aubergiste des Trois marchands, à Blois. Il s'enrichit par la faveur du duc d'Orléans, alors régent, et acheta les seigneuries de Montoire et de Lavardin. Le 10 novembre 1718, il épousa Louise-Françoise Mallet de Graville, maltresse du régent. Les époux, ayant une charge à la cour, ne tardèrent pas à dissiper leur patrimoine et furent
obligés de vendre ces domaines (1). (V. L'Abbé Simon, ifis^ de
Vendôrne.)
Moquette (iiio-kèf), s. f. Plante, coqueret,- Physalis alkekengi, solanées.
L'alkekenge a été plusieurs fois employée comme succédané du quinquina. Le docteur Gendron en avait fait à l'hôpital de Vendôme plusieurs applications heureuses. La physaline, alcaloïde principe actif de Talkekenge, a été isolée pour la première fois à Vendôme par MM. Victor Dessaignes et Jules Chautard. (Wurtz, Dictionnaire de chimie pure et appliquée.)
Mordeure (mor-deur*), s. f. Morsure.
ACorée (mo-ré), s. f. On dit aussi mourée. Flammèche qui s'envole d'un feu de paille. Étincelles éteintes et noircies qui barvolent et retombent en points noirs dans le lait, la bouillie, ou tout^p autre matière qui se fait cuire dans la poêle sur une jouannée. (V. ce mot.) Étym. More, noir.
Morée. « Les bouchers de Morée, trois après une béte, » loc. locale. Se dit quand plusieurs personnes se réunissent pour faire une chose qu'une seule pourrait entreprendre facilement (2).
Morine (mo-rine), s. f. Épidémie sur les bestiaux.
Ane. fr. Morine, maladie, charogne, laine des animaux morts d'épidémie. Bas-latin moriuy morina, mortalité.
Les noires brebis dolorouses, Lasses, chailives, moriaeuses.
(jR. de la Rose.)
Moron (mo-ron), s. m. Prononciation de mouron. — Moron des blés, Anagallis arvcusis.
(1) Rappelons ici que Montoirc et son val s'appellent la Basse Judée; on ignore l'origine de celle dénominalion. Les anciens Vendômois, assez gouailleurs, prétendaient que les reliques insignes de Montoire étaient un lx)Uton de la culotte à Caïphe, et le croupion de la servante à Pilale. On prétendait aussi que dans l'église ?aint-Oustpille, les femmes allaient en pèlerinage à un certain saint Greluchon, p^ur avoir des enfants
frisés (!).
(2) La même locution proverbiale existe dans le Perche; on dit ; Les bouchers de Sargé, trois après une vache. Ceux de Luoay ne se mettent que deux.
Mortacœur (mor-ta-keur), s. m. Aliment fade, insipide, qui donne des nausées. (Perche.)
Morvette (mor-vèf), s. f. Mouchoir d*enfant suspemhi à un
cordon.
Morvia (mor-via), s. m. Mucus nasal, morve.
Morviau (mor-vio), s. m. Figure, en mauvaise part. — Licher le morviau, embrasser. — T'as pas fini d'i licher le mor\iau, à c'te fille ?
Motte (mot'), s. f. Monticule, tumulus. || Nom de localités. — La Basse-Motte, Saint-Pierre-la-Motte, commune de Vendôme. — Les Mottes, commune de Boufi'ry. || Motte, tas de fumier. (V. Anciennes mesures.)
Mouoeau (mou-sio), s. ni. Monceau. — Un mouciau de crottes. Il Nom de localités.
Ane. fr. Monceau de herbes. (Palsgrave.)
Mouche (moucir), s. f. Vésic^toire, parce qu'il est fait avec des mouches cantharidcs.
Mouche, s. f. Panique qui prend les bêtes à corne, dans les marchés, et les rend furieuses comme si elles étaient tourmentées par les mouches. Lorsque dans une foire la mouche prend les bestiaux, ils se précipitent afiolés dans toutes les directions et causent les plus graves accidents. Inutile de dire que la mouchfî est toujours attribuée à un sortilège. Cet accident, heureusement fort rare, était quelquefois provoqué par des malfaiteurs qui effrayaient les animaux pour profiter du désordre.
Mouché (mou-chè), adj. Tourmenté par les mouches, en parlant des animaux.
Moucher (mou-chè), v. n. Courir comme les bestiaux mouchés. Illron. Se dit des domestiques qui ne peuvent raster en place et parcourent les louées pour trouver une place meilleure.
(Le taon) Qui au retour de l'an Parmi les prés fait moucher les génisses.
(Ronsard.)
Littré donne de ce mot l'explication suivante : « courir comme les mouches » ; tandis qu'il eût fallu dire: courir comme les bestiaux tourmentés par les mouches ou pris de la mouche. || Moucher chandelle, gratter tison, c'est la ruin' de la maison, loc. locale.
Mouchouer (mou-chouè), s. m. Mouchoir. On distingue le niouchouë de nez, qui sert à se moucher, et le mouchouè de cou, sorte de petit fichu qui se met autour du cou. Ane. fr. mouchouer.
Moue, pron. pers. Moi. — Où que t'as pris ce paquet? C'est pas à toué. — Oh ! si on peut dire qu'cest pas à moue ! c'est si ben à moue qu'c'est moue qu'i l'a volé ! (Conversation entendue autrefois dansles rues de Vendôme. —Il faut dire à la décharge du voleur qu'il était fou.)
Mouée. (V. Anciennes mesures.)
Mouillette (mou-iùf), s. f. Salive. — Ça donne la mouillette, ça fait venir l'eau à la bouche.
Mouillette (niou'ièf), s. f. Moyetle, petite meule de grain ou de fourrage.
Moulé (mou-lé), adj. Imprimé. — Des lettres moulées. — J'sais lire qu'dans les lettres moulées. — On dit d'une belle écriture : c'est moulé.
Mouliau (mou-lio), s. m. Morue. — Diminutif de molue.
Moumou (mou-mou), s. m. Crapaud chanteur. Onomatopée de son cri. (V. aussi Grenazello.)
Mounée (mou-née), s. f. Sac de grain destiné à être moulu^ préparé pour le meunier ; mouture qu'on rapporte du moulin. Les pauvres gens prélendent que le meunier s'arrange toujours pour ne pas rendre le poids, mais on ne proteste pas, c'est l'usage ! c'est ce qui explique ce dicton local :
Le prêtre vit de Tautel, Mais le meunier vit de Tôté ;
c'est-à-dire : de ce qu'il ôte sur les sacs de moulure. On dit aussi, menée.
Mourée (mou-rée), s. f. (V. Morde.)
Mourmonner (mour-mo-né), v. n. Murmurer, marmotter entre ses dents.
Onomatopée.
Mousse (mous'), adj. Qui n'a pas de cornes. — Une bique mousse.
Mousseau (mou-sio), s. m. Monceau. (V. Mouceau.)
Moussepion (mous*-pion), s. m. Gamin, moulard, polisson. Dans rOrléanais, on dit goussepin et houssepin, houssepion.
Meute (niouf), s. f. Moue, dans le Perche : faire la moue.
Mouté (mou-té), s. f. État de la terre molle, détrempée par la pluie, le contraire de fermeté. — Il fait de la mouté, la terre est monte. (Féminin de mou,) Ce mot, qui manque dans la langue moderne, doit .«îVerire moutr, et non moutêp, comme bonté, heaulé, fermeté.
Anc!. fr. molleté.
Mouton (mou-ton), s. m. Pièce do bois équarrie et lourde, suspendue à la vis du pressoir, au-dessous de la roue, ou à récrou, suivant le système de presse. Le mouton est mobile autour de la vis; on est guidé par des rainures dans les jumelles. Il porte sur les billots , madriers équarris qui s*empilent sur les carreaux recouvrant le marc. Le mouton leur transmet la pression.
Moutonner (mou-to-né), v. n. Se dit des moutons qui, accablés par la chaleur, se serrent les uns contre les autres, en cherchant à se cacher la tête du soleil.
« Ces messieurs (les juges) sUaint rvès et i moutonnaint derriè Tcomptoué. » {Compte-rendu d'une audience par une Percheronne,)
Mouver (mou-vé), v. a. Remuer, mouvoir. — C*.sac de grain est si lubre que j'ponvains pas Tmouver. — J*sais si las que j'peux pus mouver. — C*t*enfant fais que mouver dans son lit. — Mouve donc la bouillie, qu'elle brûle pas.
Ane. forme de mouvoir, qui se disait encore dans toutes les classes de la .*^ociété à la fin du siècle dernier. (Leber.)
Ils appaisent les flols, ils mouvent les orages.
(Ronsard.)
« La seconde chose qu'il faut observer, c'est qu'il ne faut pas mouver le sirop dans les formes. »
{L'art du rafftncur. Jolin de Lavau, Orléans^ 1189.)
Mouvette (mou-vèf), s. f. Enfant qui remue sans cesse.
Muarle (mu-arl'), s. m. Merle.
Mue (mue), s. f. L'Académie définit ce mot: « Terme de fauconnerie, cafçe où l'on en ferme roi.seau qui mue. » Mais n'en déplaise h ce corps savant, la mue est aussi une grande cage circulaire très basse, en osier, dans laquelle on séquestre le^
volailles, on les meta l'engrais, et on place nne poule avec ses poussins.
Muid (mui), s. m. (V. Anciennes mesures.)
Maillet (inui-ié), s. ni. Muguet. Cowt'rt//aWa maïalis.
Mulotter (niu-lo-tè), v. n. fttre lent au travail, perdre son temps à flâner, s'arrêter à des niaiseries. En termes de vénerie, un limier niulotte lorsqu'il s'arrête à tout ce qu'il rencontre à tous les trous de nuilot.
Mulotier 'mu-lo-tié), adj. Celui qui mulotte.
Murger (mur-jé ou nieur-jé). Tas de pierres, ^algal. FI. Lebarbier défînissait à tort le murger : ruine antique. C'est un amoncellement de pierres, soit qu'il provienne des pierres dont on a purgé le champ, soit qu'il constitue un véritable galgal.
Ane. fr. Murger, meurgé, niergé. Bas-latin murgerium, même sens. Dans la Beauce blésoise on prononce marjou. || Nom de plusieurs localités. Le grand Murger, commune de Lunay ; c'était une énorme butte artificielle dominant le coteau du Breuil. Comme elle était composée de silex, les agentsvoyers en ont fait, sans respect, une carrière pour l'empierrement d'une route, et le murger a complètement disparu. Quelques savants soutiennent que cette butte faisait partie d'un système de signaux, avec les buttes de Lavardin, Trôo, et les Roches. Mais l'opinion la plus accréditée, c'est que ces buttes n'étaient en général que des tombes.
Muser i mu-zé), v. n. Outre le sens de flâner, perdre son temps, dans le Perche muser veut dire aussi tarder. — H ne musera pas à venir.
Muserigne (mu-se-rign'), s. f. Musaraigne.
Musse (mus'), s. f. Cachette, trou, passage étroit, passage des lapins à travei^ une haie.
Ane. fr. muce, cachette ; picard, muche. Bas-latin, nwssa, locus secretus, cachette.
L'Académie, qui donne le verbe se musser, a oublié le substantif musse. || Nom de localité. — La Musse, commune de Morée.
N. Lettre euphonique remplaçant souvent L, devant certains mots comme on, en. — N'on dit. — I faut que n'on s'en aille.
— N'en voulez-vous? N*y en a. H Remplace quelquefois en, devant un verbe commençant par une voyelle. — Du raisin, n'navez-vous, c't'année? — Prends un siège, si n'n'y a. — L'maltre Colas, i n'n'amasse des écus !
Na ! (na), interjection des enfants. — Laissez-moi tranquille, na!
— J'en veux, moi, naî — C'est pas moi, na !
Nâe (nil), s. f. Morceau de chiffon attaché à une longue perche servant à nettoyer le four et à enlever les dernières parcelles de cendre avant d'y mettre le pain. || Lorsque deux personnes de même acabit se moquent l'une de l'autre, on dit : c'est la nàe qui se moque du fargon (V. ce mot.), ces deux objets étant aussi sales et noirs l'un que l'autre. — On dit aussi nippe.
Ane. fr. Naie, fragment d'étoupe.
Dans Join ville, les croisés calfeutrent leur navire en mer € ainsi comme on nave un tonnel •.
Nagre (nagr'), adj. Déloyal, aimant l'argent. — Il est nagre, il est serré, chien, rat.
Étym. inc.
Naixn (nin), s. m. Hameçon, haim. L'n de l'art, ttn s'est soudé avec le mot haim, et on prononce un nain. Il est probable (jue Vit de ce mot n'était pas aspirée autrefois.
Lat. Hamus, hameçon.
Nance (nans'), s. f. Nasse, engin de pêche.
Ane. fr. nance, nanse. Bas-latin, Nanca.
« Lesquels allèrent de nuit au molin de Courtangis pour lever les gourmes ou nances, qui estoient aux portes ou escluses de la rivière dudit molin, et prendre les anguilles s'aucunes en trouvaient. »
{Lettres de rémission, 1390,)
Napiot (na-pio), adj. Petit, malingre, mal venu, nabot. Nappe (nap*), s. f. Plante Lappa minor. Hardanne.
Nappée (na-pée), s. f. Petite botte de fourrage, qui se ramasse à la main. — Probablement ce qui se met dans une nappe, un tablier.
Naquée (na-kée), s. f. Morsure, coup de dent.
Naquet (na-ké), s. m. Ne s'emploie qu'au pluriel; dents canines, surtout en parlant des animaux carnivores.
Étvm. inc.
Naqueter (na-keu-té), v. a. Mordre, se servir de ses naquets. || v. n. Trembler de froid, claquer des dents.
Ane. fr. Naqueter, claquer des dents. Conf. ail. nagen, ronger.
Nariau (na-rio), s. m. Se dit d'un objet ou d'une personne malpropre. Ce mot équivaut à l'injure: nez sale. Patois norm. mouchoir. Latin naris, narine.
Nason (nâ-zon), adj. Qui parle du nez.
Nasonner (nà-zo-né), v. n. Nasiller.
Onomatopée.
N&ton (nâ-ton), s. m. Bavardage niais, rabâchage.
N&tonner (nà-to-né), v. n. Rabâcher, dire des natons. Étym. inc.
Navette (na-vèf), s. f. Plante des prairies, Œnanthepenucedanifolia, ombellifères. Après la coupe des foins, les enfants déterrent dans les prés les racines sucrées de cette plante pour les manger.
Naviau (na-vio), s. m. Navet. Il On dit d'une personne anémique qu'elle a du sang de naviau dans les veines. || Naviau pu nais, naviau des haies, plante bryone, dioïque, qui grimpe dans les baies, et dont la racine forte et fusiforme s'enfonce profondément en terre.
Ane. fr. naveau, naviau. Rabelais emploie souvent le mot naveau.
« Ils le trouvèrent autour de son foyer, où il faisoit bouillir des naveaux. j»
(Amyot, Pelopidas.) « Oui da I des naveaux. »
(BONAV. DES PkRIEKS.)
On voit que cette expression : des navets, employée dans le langage populaire et même par feu L. Veuillot, remonte à une antiquité assez respectable.
« De leguminibus autem et naoonihus de quitus precipue conte ndebatur. »
(Sentence pour le partage des dîmes entre le prieur de Fréteval et les prôtres de saint-Hllairela-Gravelle.)
(Cartul. Blé^o's de Marmoutiet .)
Nèier (né-ié), v. a. Noyer, se noyer, a Aujourd'hui nous disons néior. i