‹ Glossaire FribourgeoisChapitre 140 sur 160 · VIN · texte numérisé non relu

VIN

VINAI6RË, 8. m. — P. faire vinaigre^ un vinaigre -^D. faire une manvaise plidaanterie.

VINOT, adj. nnm. -— Le Me vingt ne sonne pas à la fin d*nie phrase, ni quand il est snivi d*nne consonne on d'nne A aspirée : D. nons étions vin^ vin soldats. Il ne sonne pas non pins dans la série de quatre-vingts i cerU; mm il fl<mne dsôs tonte la série de i)ingt à trente^ et qnand il est snivi d*nne voyelle : l^gt abrioots. ^ P. vingt-un ; D. vingt et un , oomme aussi trente et un , quarante et un , etc. ; mais, cent un.

VIOLET, s. m. ^ P. il est malade, il a le violet; D. il a nu érésipèle.

VIOLINISTE, s. m. (pr. vie.) P. mon ami Michel est an excellent violiniste ; D. ... violoniste.

VIOLONOELLE, s. m., se prononce aujourd'hui comme il s'écrit.

VIOULE , s. f. (p. f.) P. un joueur de vioule ; D., un joueur de vielle (pr. vièk).

VIPÈRE, s. f. — P. un vipère ; D. une vipère.

VIREBREQUIN et VIVEBOURQUIN (E.), s. m. (pr.

vie.) Sorte de perçoir : D. vilebrequin.

ViaAOÈRE , s. f. (p. f.) Masque. On appelait jadis visagière la visière d'un casque.

VIS-A-VIS, prép. — On regarde encore comme un barbarisme l'emploi de ce mot dans le sens d'envers : P. il s'est mal conduit vis-à-vis de moi (fr! pop] ; D. ... envers moi ou à mon égard. -- P. j'ai à me plaindre vis-à-vis de vous (id.) ; D. j'ai à me plaindre de vous.

VI8I0AT0IRE, s. m. (pr. vie.) Ecr. et pr. vésicaloire.

VITE, adv. — P. tu es arrivé trop vite (c-à-d. de trop bonne henre} ; D. ... trop tôt. — P. pourquoi n'êtes vous pas venu plus vite ? D. .«• plus tôt ou de meilleure heure V — P. suiS'je assez vite ? D. arrivé-je à temps ?

VITRE, s. f. - P. un vitre ; D. une vitre.

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VIVRE, V. D. — P. ma place me rapporte assez pour vivre \ D. ... ponr me faire vivre.

VIVRES, s. m. pi. — P. de bonnes vivres ; D. de bons vivres.

VOGUE , s. f. — Nos voisins appellent vogue ce que nous appelons bénichon, c.*àd. la fgte de la commune, la fSte patronale : J'ai joliment danse i la vogtie de Corcelles.

VOIOl, prëp. — P. le voici (le voilà) qi^il vient ; D. le void qui vient.

VOILA, prép. — P. êtes-vous contente de votre cuisinière?* Voilà \D, ...je n'en suis ni contente ni mécontente. — P. voilà't'i pas qu'il se fâche ! D. ne vollà*t-il pas qu'il se fôche ! — P. les voilà qu'ils s'en vont; D. les voilà qui s'en vont.

VOIR, adv. — P. voyons donc voir ce qu'il m'écrit (T. fr. pop.) ; D. voyons donc ce qu'il m'écrit. — P. on verra voir (id.) ; D. on verra. — P. regardez voir, donne-moi voir, etc. (id.); D. regardez, donne <moi... Ce voir est aussi superflu dans ces phrases que le einmcU (une fois), employé à tout bout de champ dans la conversation allemande.

VOIR, V. a. — P. on voit encore jour à huit heures ; D. il fait encore jour à huit heures. On peut dire, au ûg., voir jour à une affaire, — P. on ny voit goutte dans cette chambre : D. on ne voit goutte ... -- P. il se voit bien que tu as pleuré ; D. on voit ou on remarque bien que tu as piruré.

VOITEj s. f. (pr. vie.) Ecr. et pr. ouate : De la ouate.

VOL , s. m. — P. je viens de voir un vol d'hirondelles ; D. ... une volée d'hurondelles. — P. je vous prendrai au vol au sortir de la messe; D. je vous prendrai à la volée ...

VOLONTIERS , adv. , ne doit pas s'employer dans le sens d'ordinairement : P. j'ai volontiers un peu de fièvre après dîner ; D. j'ai ordinairement un peu de fièvre après dîner.

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VOUI , part. d*affirm. (pr. vie. et fr. pop.) Ecr. et pr. oui d^nne manière très-brève.

VOULOIR, V. a. — P. il veut pleavoir, le temps veut changer, etc. (germ.) ; D. il va plenvoir, le temps va changer. — P. je crois quil veut mourir ; D. . . . qu'il mourra. — P. je doute que vous le veuillez; D. ... q«e vous le vouliez. Veuillez n'appartient qu'à llstptfratif. —

P. est-il gentil ?«I1 est assez gentil ^i vous voulez ; D -

Il est assez gentil. Ce si vous voulez , qui sign. passablement et quelquefois médiocf^ement^ est superflu dans œtte phrase et dans d'autres semblables. — P. je veux plutôt rester ici (germ.) ; D. je préfère rester ici.— Pour eiprfmer une grande quantité , une profusion , nous employons souvent cette sorte de locution adv. : En veux-tu, en voilà: On nous a donné du vin, en veux4Uj en voilà,

VOUSOYER, V. a. (p. f.) Dire vous à quelqa^un au lieu de le tutoyer : n vousoie ses frères et ses sobuts.

VRAI, adj. — P. vous Taimee, pas vrai (fr. p<^.) ? D.... n'est-il pas vrai ?

VRAIMENT, adv. — P. c'est vraiment vrai ; D. c'est réellement vrai.

VUONER, V. a. (p. f. — Du pat vûgni). P. son tnattre l'a vugné; D. ... lui a tiré les cbeveux. — P. ils se sont vugnés ; D. ils se sont tiré les cheveux.

VUIDE adj. et VUIDER, v. a. (anc. prononc.) Eor. et pr. vide, vider, ,

VUITE et OUITE, adj. num. (pr. vie.) Ecr. huit et pr. uile, et ui devant une consonne ou une h aspirée.

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SI, tantôt a le son de ks : Aœe, Saççis, lexie^ extrême ; tantôt de gz: Xerxès^ exercice , Xavier '^ tantôt le son d'un ^ dur : Bœcepier ; tantôt de Vs forte : Auxerre^ Bruxelles, Aix (en Savoie) ; tantôt enfin celai de z : DeuQcième , sixième^ dixièmeydiX'Septfdix-huit,dt^4ieuf,six enfants^ dix hommeSy ete. Cependant x dans six et df a? est muet qnaad le gabetantif qui snit commence par une eoiusonne ou nne h aepirëe : Six maison^ dix hameaux. Dans les autre» aw^ il aoane comme ss : Nous sommes dix^ six de plus. — Â la fin des mots , x est ordinairement muet : CeuXi deuxy voix. On Tentend dans index, Styx^ sphinx^ lynx, prëfix, larynx^ Aix-la-Chapelle.

Y 86 prononce comme deux t dans le corps dn mot aprèe une autre voyelle : Paysan, soyons^ croyons, moyen. Dans les autres cas, il n*a que le son de Vi simple : Deyj tyran ^ synonyme, yeux, — L*y se prononce aussi comme un seul } dans quelques noms propres, tels que Bayard, Mayence, Payerne, etc.

Y, prou. pers. — P. je Fy ferai lire ta lettre ; D. je lui ferai lire ta lettre.

Y, adv. — P. allez au jardin et attendez^m'y, ni attendezmoi-s-y ; D. allez m'attendre au jardin. Grammaticalement, il ne serait pas incorrect de dire attendez-y-moi, mais on évite ces façons de parler bizarres (Acad. au mot me). An mot tu , TAcadëmie répète cette observation à propos des locutions mets-y-toi, jettes-y-toi , et elle donne en outre les formes mets-fy, jette-t'y; mais elle ajoute que cette dernière construction n'est usitée qu'avec un très-petit nombre de verbes, et que l'on ne dirait pas : Accroche-fy réfugie-^fy ; il faut, dit-elle, prendre un autre tour.

Y AVOIR, V. împ.^— P. il y a Henri qui n'a pas fait son devoir ; monsieur, il y a François qui me pince, etc. ; D. Henri n'a pas fait son devoir; monsieur, François me pince.

YEUX, s. m. pi. — P. entre quatre z'yeux ; ëcr. entre quatre yeux et pr. entre quatre ieu, — - P. il a des maux de z'yeux ; D, des maux d'yeux. — Voy. Cassé et Paire,

Z est muet à la fin des mots : Nez^ rez-de-chaussée ^ m, etc. On Pentend dans gaz, — H a le son de « dnre à la fin des noms propres : Metz^ Snez^ Hodez^ etc.

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