‹ Glossaire FribourgeoisChapitre 152 sur 160 · NU · texte numérisé non relu

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NIA (FAIRE). Expression enfantine. Faire nia à nn chat, signifie le caresser en lai passant la main sur le dos.

NIAFFË, s. m. (p. f.) Savetier, terme injarienx à l'adresse d*nn cordonnier. Il est quelquefois synonyme d'imbécile, de niais.

NIAU, s. m. (T. pat. et s. r.) Nichet, œuf qae Ton met dans un nid, afin d'exciter les poules à y pondre. Niau se trouve dans le même sens dans le dictionnaire provençal. A Friboorg on dit aussi nœud, — Voyez *Ni6,

NICLIO, s. m. (T. pat.) Signifie sot, b6m^, et peut être considéré comme le masculin de *Niôque.

NIÈCHE, s. f. (T. pat. — Gr.) Niaise, sotte.

NIOGNE, s. f. (ô long. — R.) Femme désordre : Il épouse là une fameuse niôgne.

NOCE, NOCETTE, s. f. (p. f .) Toutes sortes d'aliments coupés en petits carrés. — Faire la noce^ nocer, noceur sont admis comme termes de ribote par le dictionnaire de l'Académie.

NOM (EN). — P. il est en nom de partir pour l'Amérique ; D. il est intentionné, il est sur \o point, etc.

NOURRITURE, s. f. — P. les pommes de terre sont la nourriture à beaucoup de gens ; D. les pommes de terre sont la nourriture de bien des gens.

0HM6ELD, s. m. (T. allem.) signifie le droit que l'Etat perçoit sur les liquides. L'oftm est une mesure employée pour les liquides.

ONZE, adj. num. — P. Vonze, l'onzième; D. le onze, le onzième.

*OSER, V. a. — P. d'où venez-vous, si f ose vous demander ? (germ. ) ; D. oseraisje vous demander [ou veuillez me dire) d'où vous venez.

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PAILLASSE, B, f. — P. une paillasse à ressorts; D. un Bommier élastique.

PAILLASSON, B. m., ne peut Be dire pour paillaBse d^enfant.

PAILLO on pdîo, s. m. (T. pat.) Chambre de ménage oti Be trouve le poêle. C'est souvent l'unique chambre occupée par le ménage de ragriculteur, de l'artisan, du journalier indigent. Dans le canton de Vaud, c'est le pailo.

PALANTSON, s. m. (T. pat.] Ce mot, diminutif de palanHe, signifie un petit levier de bois. Nous trouvons dans le dictionnaire provençal le mot palan (assemblage de moufles et de poulies propres à élever des fardeaux pesants), qui dériverait du celtique palancq.

PANTAIRE, s. f. (T. pat.) Barrière.

PA8TECK, PALESTECK, s. m. (de Tallem. Ballenstecken). Sorte de jeu de balle qui consiste à se renvoyer la balle les uns aux autres a9 moyen du bâton sur lequel on la reçoit.

PANERET, s. m. (T. pat.) Petit panier. En provençal, paneiret est synonyme àe panier.

PANOTSON, s. m. (T. pat.). Nous avons signalé le mot ^panoche; panotson a le même sens, et tous les deux dérivent directement de notre patois pannâ, essuyer. On trouve dans le dictionnaire provençal les mots panar^ essuyer, et panotichoun^ torchon de cuisine, vieux chiffons. Le tout dérive évidemment du latin pannus.

PAPOTTER, V. a. et n. (p. f. — Du patois papet] se dit d'un mets qui nous fait dans là bouche l'effet d'une bouillie (d'un papet): Le pain mal cuit vous papotte dans la bouche.

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PAQUIS, 8. m. — Voyez Pasquicrs.

PARESSE, 8. f. — P. fai paresse de me lever ; D. je n'ai pas le coarage de me lever, je sais trop paresseux pour me lever, etc.

* PARTIR, v. n. — P. partir pour domestique ni aller domestique ; D. partir pour être domestique , entrer comme domestique, etc.

PASQUIERS, s. m. pi. (T. s r.) Pâturages. Pasquier a le même sens dans la langue provençale. Nous trouvons pasquis et pasquage dans lé vieux langage. La racine de ces mots ne peut êtreqne le verbe latin pascere^ paître.

PASSÉE, s. f. — P. il faut que le rhumatisme fasse sa passée; D. . . ait son cours.

PATÉ-MALAI, s. m. (P.) Pâte froid composé de veau, de jambon, de gelëe de viatide, etc. C'est la saveur aigrelette de ce dernier ingrédient qui fait appeler cette sorte de pâté pâté-malai : Malai, mot patois, f?ignifie aigre,

*PATIFOU, s. m. (T. s. r.) Chez les Vaudois, ce mot a un tout autre sens que chez nous. Chez nous, c'est tantôt un valet de ville, un vidangeur, tantôt un homme bonasse : Un bon patifou^ un fameux patifou ; chez eux, c'est un bouffon, un bateleur. Dans la Provence, un patufcou est un esprit vain, un discoureur éternel.

♦PATRACLE, s. f. (pr. vie.) Ecr. et pr. patraque. Ce mot signifie une machine usée ou mal faite : Ma montre est une patraque. Il peut se dire au figuré d'une personne faible et usoe. Nous disons improprement : c'est une patraque (pa(racle), une grande patraque, d'un homme qui n'est propre à rien.

PATRIGOTER, v. a. et n. (p. f.) Patauger, tripoter, manigancer : Nous avons patrigoté pendant deux heures ; qui est-ce qui qn\ a patrigoté tout cela ? — En provençal, patricot sigmûG mélange et SLVL.ûgmé tripotage^ et poutringo se dit de tous les mauvais ragoûts. — Voyez '^Patrigot.

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