‹ Glossaire FribourgeoisChapitre 157 sur 160 · SAN · texte numérisé non relu

SAN

SANS QUOI, loc. adv. — Sinon : Obéis, sanê quoi je te ohasee ; D. . . sinon je te chasse.

SAULETTE, s. f. (du pat. chôla, chaise, chôletta, petite ehaise). Tabonret, bancelle.

SAUTIER, s. m. (T. s. r.) signifiait, dans le vienx langage, psautier^ livre de psaumes; chez noas, il est synonyme û'huissier.

SAVOIR, V. a, — P. je ne veux plus rien savoir de cet ingrat (germ.} ; D. je ne venx pins entendre parler de cet ingrat. — P. il ne sait plus que faire de son corps ; D. (selon le sens) il est dans la pins grande misère. . . anx abois. . . an désespoir, etc.

SCHNAPS, s. m. (T. allem.) Ean-de-vie et tonte boisson spiritneuse.

SOHNAPSER, V. n. (dér. de schnaps). Boire habitaelle ment de Peau dévie.

SOHNAPSEUR, s. m. (dér. de schnaps), Bnvenr d'eaade-vie.

SCHNICE, s. m. (p. f.) est synonyme de schnaps,

SE, pr. pers. — P. qnand il a s' agi de payer (P.) ; D. quand il 8*est agi de payer.

SÉGHÉË, s. f., signifie en français Paction de sécher, le temps qu'elle exige. Nons donnons ce nom an bois que Pon me^sédier la veille dans le poêle pour le feu du lendemain: La séchée a brûlé.

SECOUÉE, s. f. (p. f.) Secousse : Encore deux on trois secouées^ et il ne restera plus nne prune sur Parbre ; D* encore deux ou trois secousses ... — P. le drôle a reçu nne bonne secouée ; D. . . une volée de coups.

♦SENTIR (SE), V. pron. — P. Une se sentait pas de partir ; D. il ne pouvait attendre le moment de partir.

SÉRIEUX, s m. — Bien que ce mot puisse être employé, dans certains sens, substantivement, P. est-ce votre se" rieux? D. parlez-vous sérieusement ?

8IE 4t

SIENNES, pron. po0B. pi. — On dit fort bien : de jenne homme a fait des siennes, c'est-à-dire des folies, des fredaines. P. chacnn a les siennes; D. chacun a ses peines, ses tnanz, ses chagrins, etc.

SIONOULE, s. f. (p. f.) Femme ennnyense.

SOIFFEUR, s. m. (p. f.) Un soiffeur est, dans notre argot, un de ces hommes qui, sans être un ivrogne, a ton* jours soif.

SOLIDE, a^j., ne doit pas s*appliqaer au temps. P. je ne crois pas ce temps «oitde; D. jene crois pas que ce temps soit de durée.

SOLIDER, V. a. (p. f.) D. consolider.

SOUPE, s. f. — P. je suis trempé comme une soupe ; D. je suis tout trempé. — Nous appelons soupe au bouillon un potage gras, soupe au pois une purée de pois, soupe cuite et soupe au pain cuit une panade, soupe fourrée une soupe an fromage.

80UPÉE, s. f. (du patois choupâie. — Or.) Partie de crème dans un chalet.

SOURDINE, s. f., est ft-ançais dans certains sens ; il ne l'est pas dans celui de lanterne sourde.

SUBLET, OHUBLIET, s. m. (T. pat.) Sifflet. Siblet est, dans ce sens, un terme provençal.

SUJET, s. m. — P. il est terriblement sujet à sa bouche (R.) ; D il est extrêmement friand.

SUPPOSER, V. a. — P. a supposer qu'il ait raison ; D. supposé qu'il ait raison.

*SUR, prép. — P. il ea sur ses quinze ans; D. il aura bientôt quinze ans, il est dans sa quinzième année. — * P. je le prends sur ma responsabilité ; D. . . sous ma responsabilité. • - P. les cheveux me dressaient sur la tête ; D. . . à la tête. — P. il va à la maraude sur son voisin ; D. il va à la picorée ou en maraude sur les propriétés de son voisfai.

STNAPISSE, s. m. (pr. vie.) D. synapisme.

Page 1