V. fr Vieux français, terme suranné, etc
Voy Voyez.
vulg Vulgaire, vulgairement.
(*) Ouvrage récent de l'auteur.
A, voyelle, suivi d'une syllabe muette, est bref dans la plupart des mots termines en abe, able (adj.)) acle, acre, ade^ âge, aie, aile, ame, ane, anne, arbe, arde, arme, ate, are , etc. Ne proaoncez donc pas en appuyant sur Va : syllsibe , coupMe , agréMe , obstacle , spectsLcle , diacre , arcskde, malside , promenside , avantage, ssile, ssille, rsune^ cab2Lne, bsirbe, gsirde, moutB,rde, gends^rme, dsite, entrave, etc.; a n'ëtant pas long dans pes mots, comme il Test, par ex., dans fable, sable, débâcle, miracle, sabre, acre, âge, mâle, pâle, âme, imfâme, âne, il gâte, etc.
A, prép. — P. la maison à mon père, la fille à Jérôme ; D. la maison de mon père, la fille de Jérôme. — P. sept à huit personnes ; D. sept on huit personnes. A, prép. , ne peut se mettre entre deux nombres consécutifs, que lorsqu'ils se rapportent à deux choses qui peuvent se diviser par fractions : Deux à trois livres de sucre , cinq à six lieues. — P. aller à âne, aller à mulet; D. ... sur un âne, sur un mulet. — P. ma chambre est à niveau du jardin ; D. au niveau du jardin. — P. je ne Tai trouvé à nulle part; D.* je ne Tai trouvé nulle part. On ne doit pas dire non plus à autre part, à quelque part, — • P. je Tai fait à pure perte; D.-je l'ai fait en pure perte. — P. c'est h toi à qui
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je parle; D. ... que je parle. On ne doit pas employer deux régimes inâirects pour le même rapport. — P. cela m'ennuie, à moi. (F.), il fa aussi vn, à toi; D. cela m*ennaie» il t'a aussi vn.
ABAJOUE, s. f. (p. f.) P. nne excellente a6a/ot^ fbmëe; D« nne excellente bajo^p fumée.
ABBAYE, s. f. - Pr. abé-ï.
ABORD (D% loc. adv. — P. j'écrirai d'abord; D. j'écrirai tout-à-1'henre, dans un instant, etc. — P. j'y vais d^ abord; D. j'y vais de ce pas. — P. d* abord après; D. aussitôt après. —P. d'abord que; D. aussitôt que ly abord sigiî. premièrement, au commencement, dès le premier instant: D'abord, écrivez -lui; ensuite, je lui parlerai. D'abord je ne le croyais pas. Je l'ai compris tout d'abord.
ABOYEMENT , s. m. (pr. vie.) Ecr. aboiement et pr. aboaman,
ABRE, s. m. (pr. vie.) Ecr. et pr. arbre.
ABSENTER (8') v. pron. — P. absenter P école; D. s'absenter de l'école.
A CAUSE QUE, loc. conj., se remplace aujourd'hui par parce que. P. à cause qu'W est malade ; D. parce qu'il est malade.
ACCÉLÉRER, v. a. (pr. vie.) D. accélérer.
ACCORDER, V. a. — P. le conseil d'Etat lui a accordé sa démission ; D. le conseil d'Etat a accepté ou reçu sa démission.
ACCOUCHER, V. n. — P. elle a accouché d'un garçon; D. elle est accouchée ... — P. elle ^est accouchée cette nuit; D. elle est accouchée ... Ce verbe est actif et prend Taux, avoir, quand il signifie: aider à mettre un enfant nu monde. Il n'est jamais pronominal. Les deux fautes que nous venons de signaler s'entendent très-fréquemment chez nous.
ACCOUTUMER, v. a. — P./oi accoutumé cette place;
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D. je auiB aooontnmë à cette plAce. Il en est de même du verbe habituer^
ACCROGHER, y. a. — P. qa'avez-voas accroché k la chasse ? D. qn^avez-yonB attrapé à la chasse ? — P. j'ai accroché un rhume ; D. j'ai gagné (et fig, j'ai attrapé) an rhume.
ACCROT, 8. m. (pr. vio.) Ecr. accroc et pr. akrô. ACCUET ou ACOUÉ, s. m. (p. f. — T. pat.,) P. U n'en a pas Vaccuet; D. il n'en a pas le pouvoir, la force, le courage, etc. H serait bien difficile de trouver une expression parfaitement équivalente à accuet. Les Neuchâtelois disent acoul (01. neudi.), les Vaudois et les Genevois emploient notre expression.
ACHEVER, V. a. — P. avezvous achevé vos aflfaires? D. avez-vous fini ou terminé vos affaires.
ACOUTER, V. a. (p. f. — Dér. de l'ital.- ascoUaré). D. Écouter.
ACRASER, V. a. (pr. vSc.) Ecr. et pr. écraser. ACROSTICHE, s. m. — ' P. me acrostiche; D. un acrostiche.
ADIEU, s. m. — P. adieu, mon cher, comment te portestu? Adieu ne se dit qu'aux personnes que l'on quitte, et jamais à celles qu'on aborde; D. bonjour, bonsoir, mon cher, etc. — - P. adieu, je t*ai vu ! loc. qui répond i bernique ! AFFAIRE , s. f. — P. un bel affaire (v. fr.) ; D. une belle affaire. — P. que faites-vous de cette affaire (ni de ce t* affaire)? D. ... de cet objet? — P. je n'ai pas encore reçu mes affaires; D. ... mes hardes, mes effets, etc. — P. il y a Vaffaire de trois semaines ; D. il y a environ trois semaines. — P. ce n'est pas avec vous que j'ai à faire; D. . . . que j'ai affaire.
AFFRANCHI88AQE, s. m. (p. f.) — P. Vaffranchissage d'une lettre; D. l'affranchissement d'une lettre. AGACE, s. f. (plus communément pie). — P. des nids
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d! agaces; D. des eors (aux pieds). A Genève, on dit des agacins, et dans le Valais, des agaçons, expressions qui auraient ponr rac. agacer (61. gen.).
AOACIA, s. m. (pr. vie. et franc, pop.) Ecr. et pr. acacta: Un bel acacia.
AGE, s. m. — P. j'ai un fils qui est à Vâge de 20 ans; D. j*ai un fils âgé de 20 ans. — P. à nos âges; D. à notre âge.
A6ETER, V. a. (pr. vie.) Ecr. et pr. acheter.
A6ILETÉ, s. f. (pr. vie.) Ecr. et pr. agilité.
AGIR, V. n'. — P. il en a mal agi (ft'anç. pop,) ; D. il. a mal agi.
AGONISER, V. n., sign. être à V agonie^ et ne peut ae dire pour injurier^ insulter : P. il m'a agonisé (T, s. r.); D. il m'a injurié, il m'a chargé d'injures^ etc.
AGOUTER, V. a. (v. fr.) — P. agoûtez^moi voir ça; D. goûtez donc cela. Agota (d'agoûter) s'est conservé dans notre patois.
AGRACIER, V. a. (p. f.) P. il a été agracié; D. il a été gracié.
AIDER, V. a. et n. — P. aidez la servante; D. aidez à la servante. Aider quelqu*un^ c'est l'assister, fournir à ses besoins, le seconder: aider les pauvres. Aider à quelqu'un^ c'est lui prêter une assistance momentanée pour un objet déterminé.
AIGUILLETTE, s. f. (T. de couturière); D. passe-lacet, aiguille à lacer.
AIGUISEUR, s. m. (pr. égu-iseur — p. f.). Celui qui fait le métier d'émoudre, d'aiguiser; D. émouleur.
AIMER, V. a. — P. aimez-vous voyager? D. ... à voyager? Mais on dit : J'aime niieux voyager.
AIR, s. m. — P. cette viande a l'air fraîche; D. cette viande a l'air d'être fraîche (Acad.).
AIRER, V. a. (pr. vie.) Ecr. aérer et pr. a-érë: Aérer un appartement.
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AISE, 8. i — P. je sais mal à mon aise depaig hier; D. je suis un pea indisposé depuis Mer. Être à son aise, e'est être dans rabondance, selon sa condition.
AISES, s. f. pi. (T. de cnisinière). Vaisselle. P. laver les aises; D. laver la vaisselle. — Voy. Patte.
AJAMBÉE, s. f. et AJAMBER, v. a. (pr. vie.). Ecr. enjambée, enjamber, et pr. enjambé.
AJEU, s. m. (p. f.) Ecr. et pr. enjeu : Voilà mon enjeu. Gardons les enjeux.
ALBATRE, s. m. — P. une belle albâtre; D. un bel albâtre. .
ALCOVE, s. f. — P. un grand alcôve (ni alcôvre)-^ D. une grande alcôve. ^
ALENTOUR, adv. ^ R alentour de la table ; D. autour de la table. — P. je travaille alentour; D. j'y travaille.
ALLEMAGNE, s. f. — Ce mot n'ayant pas de pluriel, P. mon fils est dans les Allemagnes; D. en Allemagne.
ALLER (S'EN); v. pron. — P. je me suis en allé; D. je m'en suis allé. — P. il s^esl en allé coucher; D. il est allé se coucher. — P. je m'en vais vous le dire; D. je vais vous le dire.
ALLONGER, v. a. — Nous disons allonger une sauce, un potage^ etc., pour dire V augmenter en y ajoutant "soit de l'eau, soit du bouillon. Cette expression est aussi UGJtée ailleurs, quoique aucun dict. ne l'ait encore mentionnée.
ALLUMER, V. a., signifiant mettre le feu à quelque chose de combustible^ P. allumez la lumière; D. allumez la chandelle. L'Acad. admet allumer le feu^ allumer du feu, pour faire du feu*
ALLURE, adj. — Dégourdi. P. cette jeune fille est bien allurée; D. ... bien dégourdie.
ALMANAKE, s* m. (pr. vie.) Ecr. almanach et pr. alniana: Un nouvel almanach.
ALOBCE, adv. (pr» vie. et franc, pop.) Ecr. alors et pr.