MOU
comme moutset^ est un T. pat. — - P. un bourla-moutsan; D. un bînet ou un brûle-tont. Voy. Epargne* — Le vieux mot franc, moiichon sign. le bout de la mèche d'une chandelle qu'on enlève avec les mouchettes.
MOUZET ou MDZET, s. m. (p. f ) Petite souris des champs. D. musaraigne ou musette (espèce de musaraigne).
MOYENNANT QUE, loc. conj. (p. f.) P. je vous prêterai
ce livre moyennant que vous me le rendiez bientôt ; D
pourvu que vous me le rendiez bientôt , ou à condition que ....
MOYENNE , adj. (p. f.) P. une famille moyennée ; D. une famiUe richç ou aisée. . ;
MUSCAT, adj. et s. — P. des poires muscats; D. des muscadelles. ou des muscats.. Coxxm^^^Là^^f^ûî^muscQi ne 8e dit que de certains raisins, et des vins qu'on en tire.
MUSCATK, s. f. (pr vie.) Ecr. et pr. jnuscade, .
MU8IDLÈRÉ, 81. f. (pr. vie.) Ecr. et pr. muselière.
MYRTRÊ, s! m. ipr. vie.) Ecr. et pr. înyrte.
183 NAC
N, consonne, ne produit pas un son nasal dans amen, gramen, Eden^ que Ton prononce amène y gramène, etc. Elle est nulle dans Béam, et elle se prononce avec on sans nasalitë dans examen, hymen.
NACON, s. m. (pr. nâcon. — £.) Grand bateau ayant la proue plate et large, au lieu de Tavoir élevée et pointue. Le mot nâcon vientil de ratlemand Nachen, nacelle, on du mot accùn, qui signifie, selon T Académie, un bateau à fond plat qui cale fort peu d'eau et qui sert principalement, dans les Antilles, au chargement des navires de commerce?
NACRE , s. f. — P. du beau nacre ; D. de belle nacre.
NAOER, V. n., ne doit pas se dire pour ran\et (E.)*
NANE, (pr. nâne) ou NÊNE, s. f. (p. f.) P. la nàne; D. la nourrice.
NANZOU, s. m. (p. f.) Espèce de mousseline des Indes ; D. mallemolle : Une robe de maliemolle.
NAVRÉ , part., ne peut s'employer substantivement : P. le navré \ D. le plaignant.
NE, partie, nég. — P. j'en ai plus quHl m'en faut; D. ...plus qu'il ne m'en faut. — P. dérangez-vous pas; D. ne vous dérangez pas. — P. &est pas cela; D. ce n'est pas cela. — P. parlez-moi pas de cela ; D. ne me parles pas de cela. — P. avant qu'il ne sorte; D. avant qu'il sorte.—
NÉc las
p. je ne sortirai pas sans qall ne soit venu; D. ... sans qu'il soit venu. ^ P. j'ai défendu que vous ne fissiez son
ouvnge ; D que vous fissiez — P. je n'en irai
ehercher ; D. j'irai en chercher. A Fribourg, on est assez porté à ces deux excès contraires : à supprimer ne oii il est nécessaire et à rajouter oh il est snperfiu.
NiKJESSAiRE , adj. *- P. ce n'est pas nécessaire de plume, j'ai un crayon ; D. je n'ai pas besoin de plume .:. — P. je ne Puiplus nécessaire (germ.), ni 7e n'en ai plus /au/e (pat.) ; D. je n'en ai plus besoin.
NERFJB ou NIEBFE, s. m. (pr. vie.) Eor. nerf et pr. nère.
NETTÀYEB, v. a. (pr. vie.) Ancienne orthographe et andenae proDonelation de nettoyer, qu'on doit prononcer né-toi' ié.
NEUF (A), loc. adv. — P. s'habiller à neuf-, D. s'habiller de neuf (Acad.). Mais on peut dire : Refaire un bâtiment i neuf, etc.
NETER, V. a. (pr. vie.) Ëcr. noyer et pr. noi-ié.
NEZ, s. m. — P. il parle par le nez, avec le nez ; D. il parle du nez ou il nasille. — P. saigner au nez (fr. pop.) ; D. saigner du nez. — P. fai eu le nez de bois (j'ai trouvé la porte fermée) ; D. j'ai trouvé nez de bois (Acad.).
NIAISE , adj. — P. il m'a cherché niaise ; D. il m'a dierohé noise (querelle).
NIANIOU, NIANIODDE, s. et adj. (p. f. - T. s. r.) P. c'est un nidniou; D. c'est un nigaud, un imbédle. — P. quel air niâniou ! D. quel air niais !
NIÈOE, s. propre (pr. vie. — R.) Dimin. i'Agnès,
NILLÉE, s. f. (p f. — Du pat. nillaj Nichée^ et quelquefois quantité , ribambelle : Une niltée de lapins , une mUée de poulets, une nillée d'enfants.
NILLION , s. m. (p. f.) Nos voisins appellent nillon le pain de noix. Nous appelons nillions les grumeaux. P.
cette bouillie est pleine de nillhns ; D. .... pleine de grumeaax.
NINE, 8. f. et adj. (p. f. j Fëtiainiii de nain ; D. nàrae.
NIO (pr. niô), s. m. (p. f. -^ T. s. r.) P. laléser un œuf poui^ le niô ; D. pour le nichet.
NIOQUE, 8. f. et adj: (p. f. — T. s. i*.) P. cettefiHe est une niôque, elle est bien niôque] D. eetteâlfeest nnesOtte, elle est bien sotte, bien bornée, etc.
NIVEAU, s. m. — P. bâtir à niveau ; D, bâtir de niveau. — P. à niveau du jardin ; D. au dîveati dû jardin.
NOM PROPRE. — Rien de plus embarrassant que la prononciation de certains noms propres ; en voici quelquesuns suivis de leur prononciation figurée : Abruzze, Aix (en Savoie), Alger, Auxerre, Broglie, Brunswick, Ctiersonèse, Duqnesne, Eden, Fénelon, Goethe, Le Guide, Haydn, Joachim , Judas , Laon , La Rochefoucauld ,* Livérpool, Marlborough, Metz, Michel -Ange, Newton, New- Yorfc Niger, Regnard, Reims, Rubens, Sandwich, Saône, Shafcspearc, Staël, Stnttgardt, Suez, Sund, Wellington, Xavier, Zurich. Prononcez ; Abruce, Eiss^ Aigé^ Oeère (ùàèfrejy Rro-ill, Broncevikf Kerçonête, Duquêne, Edène^ P^nntm^ Gheuié, Le Gu-ide^ HaMenn^ Jôakein, Juda, LcmyLarô^ chefoukô, Liverpoul, Malbrou, âfeiee, àlikélange, Neuton^ Neu'York, Nigère. Benarej Reimece, RubeincB\ SaHdomche^ Sône, Chekspire, Slâle^ StuU-gare, Suècèi Sunde^Veimgtm Gzavié, Zurik* -'
NONANTE , adj . nnià. , n'e^t malheureusement plus usité ; D. quatre-vingt-dix.
NONO, s. m. (p. f. — T. s. r.) Expression enfiinfîne pour bero^au, couchette. — P. va faire nônù ; D.'Via foire dodo : Dodo, Tenfant dort.
NON PAS, loc. adv. -- Au contraire. P. pleut^îl ? - U fait très-beau temps wm pani D. ... au contraire, il fait très-beau temps.
NOÏ 136
N0TRË,N0S,adj.po88. —P. ménageons nos santés ; D. ménageons notre santé. Santé n'admet guère le pluriel que dans le sens de toast. — P. à nos âges; D. à notre âge.
N0T8ET, s. m. (p. f ) Voy. Non.
NOU, s. m. (p f. ~ Du pat. not) P. le nou de la fontaine : D. le bassin de la fontaine. — P. le nou des cochons ; D. l'auge (une auge). •— Nous appelons notset (T. pat.) une petite auge, un auget.
NOUDELS, s. f. pi. (p. f. — De l'allem. Xudeln.) P. un potage aux noudels ; D. un potage aux nouilles.
NOUER, V. a. — P. nouer les deux bouts^ pour exprimer ; être à même de suffire à ses dépenses annuelles ; D joindre les deux bouts (Acad.). On ne' doit pas dire non plus, dans ce sens, donner le tour,
NOUVEAU, s. m. — P. quels nouveaux ? Quels bous nouveaux nous apportiBz-vons (T. s. r.) ? D. quoi de nouveau ou qu'y a-t-il de nouveau ? Quelles bonnes nouvelles nous apporte2-vous ? Nouveau n'est substantif que dans ces phrases: Voici du nouveau. Il me faut du nouveau. Vous aimez le nouveau. Souvent on préfère le nouveau i l'excellent (Acad ).
NOUVEAU (A), loc. adv., sign. sur un nouveau compte. On ne peut l'employer dans le sens de de nouveau^ une seconde fois: P. cette voûte est mal construite^ il faudra la faire à nouveau; D. il faudra la refaire ou la reconstruire.
NOVEILLCN (A), loc. adv. (p. f.J P. nous avons passé la soirée à Hov$ilton; D. .. . dans l'obscurité ou sans lumière.
NOYÈRE, s. f. (p. f) D. noyer : Uu grand noyer.
NUIT, s. f. — P. de nuit tous les chais sont gris (prov.) ; D. la nuit tous chats sont gris. (Acad.J,
NUMERO, s. m. (pr. vie.) Ecr: et pr. numéro,
186 OAO
0, voyelle, est bref dans g/oôe, noble, sobre, approche, reproche, commode, méthode, mode, coffre, offre, dialogue, drogue, camisole, école, folle, idole, obole, rougeole, colle, gastronome, Rome, corde, miséricorde, désordre, mordre, morte, sorte, apporte, porte, négoce, compositi<m,tte,, mots dans lesquels on est le plus porte aie prononeer en appuyant comme dans apôtre.
est long dans oser, oseille, gros, mots, flots, sanglot et autres mots en ot, etc. , quoiqu'il n'y ait pas d'accent circonflexe; et dans pentecôte, côtelette, rôle, contrôle, prévôt, etc., dont, malgré Taccent, nous prononçons Vo d'une manière tout-à-fait brève. Dans hôtel, Vo se prononce comme dans office.
OAGNON, s. m. (pr. vie.) Ecr. oignon ou ognon, et pr. ognon.
OBÉLISQUE, s. m. — P. une obélisque ; D. un obélisque.
OBÉRÉ ou OBÈRE, s. m. (E.) Vent de sud-est.
OBLIGATION, s. f. — P. je lui dois beaucoup d'obligations ; D. je lui ai beaucoup d'obligations.
OBSÈQUES, s. f. pi. — P. on lui fit de beaux obsèques; D. ... de belles obsèques.
OBSERVER, v. a., ainsi que remarquer, accompagnés d'un régime indirect de personne, doivent être précédés du
verbe faire : P. je vous observerai^ m je vous remarquerai qu'il se trompe ; D. je voas ferai observer (remarquer) qu'il se trompe, ou je vous prie d'observer, etc. On ne dira donc pas non plus: Je vous ferai une observation, mais: je vous ferai faire une obervation.
OCCASION, s. f. — P. auriez-vom occasion de bon beurre fhiis ? D. auriez-vous besoin de bon beurre frais ?
OCRE, s. f. — P. un bel ocre ; D. une belle ocre.
ODE, s. f. — P. les beaux odes dl Horace ; D. les belles odes d'Horace.
ŒUF, s. m. — On doit prononcer un euf^ des eu, on eu frais, un eu dur.
OFFRE, s. f. — P. un offre généreux] D. une offre généreuse.
OFFRIR, V. a. — P. monsieur N. qffre à vendre son cabriolet et son cheval ; D. ... offire de vendre «u met en vente son cabriolet, etc.
OH ! interj. — P. tu as sommeil ? - Oh! que non; D. tu as sommeil V-Pas du tout. — P. il refuse. - OA / alors ! eiclamation de surprise qui peut être remplacée par : Vraiment ? Est-il possible !
OLETTE, 8. f. (p. f.) Pot de grès dans lequel on conserve le beurre fondn, certaines graisses, des confitures. P. une olelle de beurre cuit ; D. un pot de beurre fondu. Ce mot (Àelie^ employé surtout i E. , dériverait-il du latin olla^ miurmite? A Fribonrg, on empMe, dans le même sens, le mot toupinej qui n'est pas français non plus et qui paraît dériver de Tallem. Topf pot.
OMBRAGEUX, adj. — P. nous avons parcouru ces vallées ombrageuses (ni ombrées) ; D. nous avons parcouru ces vallées ombreuses (Acad ). Cependant cette expression ne s'em^oie guère qu'en poésie.
OMBRE-CHEVALIER, s. m. — Sorte de poisson qui se trouve dans quelquesrunci de nos lacs, Qi| dit luissi un^l^i chevalier.