PAT
PATTIER, B. m. (p. f.) D. ohiffonnier.
PATTILLOD, adj. (p. f. — Du mot patte J P. Il est tout patlillod ; D. il est tout dëguenillë.
PAUPER, B. m. {p. f. — T. s. r. — On pr. paufèrej Sorte de levier en fer. P. je Tai Bonlevë à Taide d^nn paufer; D. ... à Taîde d'un levier. — Voy. Palanche.
PAUME, B. f., Bign., en françaÎB, une aorte de jeu. (Voy. le dict.) NouB donnona impropr. ee nom à la balle ellemême. P. renvoyez moi ma paume (T. s. r.) ; D. ... ma balle. — P. une paume de neige ; D. une pelote ou une boule de neige (voy. Palôlé).
PAUMËB, V. n., n'est pas franc., dans le sens àejoue?' à la balle (voy. le dict.).
PAUSE ou POSE , s. f. (T. s. r.) Mesure agraire qui équivaut à 40)000 pieds (ou 400 perches) carres.
PAUVRE, s. f. — P. donner Taumône à une pauvre; D. à une pauvresse, à une mendiante ou à une pauvre femme.
PAYER , V. a. — P. il s'est moqué de moi, il me la payera; D. ... il me le payera. — P. payer un gage (dans un jeu de société) ; D. donner un gage.
PAYS, s. m. — P. tel est l'usage sur le pays; D. . . à la campagne. — Nous disons : Tti es bien de ton pays , dans le sens de : Tu es bien crédule, tu es bien simple de le croire.
PÉCHIEZ, s. m. (v. fr.) D. pêcher : Fleur de pêcher.
PÉCLET, s. m. (p. f. — T. s. r.) P. la pwte n'était fermée qu'au péclet; D. au loquet. Le mot ticlet (E.) n'est pas plus fk'ançais. — Quelques-uns rendent par péclet le mot français vasistas (pr. vazistâce, de l'allem. Was ist dos ?/ : Petite partie d'une porte ou d'une fenêtre, laquelle s'ouvre et se ferme à volonté.
PECO, s. m. (p. f.) Sorte de noix très-grosse.
PECOSI, s. m. (p. f. — T. pat.) P. un beau bouquet de pecosis; D de primevères.
PÉDALE , 8. f. -^ P. Iç p^ah de moa plaqq ; D. la pédale 4e mon piano.
PÉDRIX, B. f. (pr. vie) D. perdrix : Une perdrix.
PEDZE, a, f. (p. f. r- T. pat) P. enduire depedze; D. enduire de poix.
PËDZENA, 0. m. (T. frib.) An^^ien sobriquet donné aux I^montois.
PEDZËR, APËDZER, EMPEDZER et PEDZENER,
V. a. et n, (p. f,) P. pedzer ni apedzer.utke affiche ; D. coller
* une affiche. — P. empedzer du fil; D. poisser du fil. — P.
j'ai les doigts qui pedzenent, qui pedzeni; D. j'ai les doigts
poissés.
PEIGNÉE , s. f. (p. f.) P. il a reçu une crâne pet jw^e (pas plus que dégelée, pile, raclée, roulée, saboitlée, torchonnée, etc., termes de gargote qu'on ne saurait trop enter) ; D. il a été battu comme plâtre, ou il a été rossé d'importance {expressions admises par tous les dictionnaires).
PEIGNER (SE), V. pron. — P. ils se sont hkn peignés; ' D. ils se sont bien battus.
PEIGNETTE, s. f. (p. f.) P. une peignetle; D. un peigne fin.
PEINDRE, V. a. — P. j'ai îsit peindre la façade de ma maison, les murs de ma cuisine; D. j'ai fait badigeonner....
PEINE , s. f . — P. cela me fait de la peine qu'il soit parti (germ.) ; D. son départ me peine ou je suis peiné de son départ. On ne dira donc pas non plus : Cela m'ennuie qu'il vienne, cela m'est égal qu'il le fasse, etc., etc.
PEINTURLURAGE, s. m. (p. f.) D. peinturage.
PEINTURLURER , v. a. (p. f.) D. peinturer.
PÈLERIN . PÈLERINE , PÈLERINAGE , s. (pr. vie.) Ecr. et pr. pèlerin^ pèlerine, pèlerinage. — Nous appelons des pèlerines ce que les Français appellent des biscuits à la cuiller.
PÉLINDRA (a long), s m. (p. f.) Certain tour de force
qui consiste à se tenir tin instant la tête en bas et les pieds
en bant, ce que qaelqaes-nns appellent : faire le chandeiieK
Mindrâ n'est donc pas synonyme de culbute , que nons
appelons hescule et en pat bretzcuve : Faire la hescule^ faire ia bretzcuve. Voy; Bescule.
PELLE, s. f. — P. une pelle de bateau; D. une rame. — P. labourer à la pelle ; D. labourer à la bêche. Cependant l'Acad. admet pelle-bêche, espèce de bêche.
PENDANT, prép. — P. je ne le re?errai pas pendant
huit jours (çerm.) ; D de huit jours. — Voy. Tabl.
des Germ.
PENDE AU, s. m. (p f.) Nous appelons des pendeaux de poires , de pommes , de raisin , ces fruits- attachés en forme de glane pour être conservés.
PENBUX , adj. (p. f .) P. il est revenu tout peneux ; D. ... tout penaud.
PENNE, s. f. (pr. vie.) D. panne : Deux livres de panne. On dit les pennes (les grosses plumes) d'un faucon.
PENSER, V. n. — P. je penst de t accompagner ] D. je pense à Raccompagner (Acad.)- — P. je me pensais qu'il mentait, je me suis bien pensé qu'il pleuvrait ; D. je pensais ..., j'ai bien pensé ... Se penser était jadis français dans ce sens.
PENSION , s. f. — P. depuis la mort de sa femme, il prend pension aux Charpentiers ; D. ... il prend ses repas aux Charpeuties. Prendre pension n'est français ni dans ce sens, ni dans celui de loger,
PENSIONNAL, s. m. — C'est ainsi que le mot pensionnat est prononcé à F. par les mêmes personnes qui disent jésuistre et palantinal pour jésuite et palatinat, grégorien ou gringorien pour liguorien , assignai pour assignat, etc.
PENTECOTTE, s. f. (pr. vie.) Ecr. Pentecôte et pr. en accentuant Vô.
PEPIN, s. m., se confond souvent avec noyau (voy. le