‹ GluckChapitre 12 sur 15 · MUSIQUE NON DRAMATIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE NON DRAMATIQUE

De profundis (œuvre posthume).

Odes et Lieder de Klopstock, pour chant et clavier [1787]. Six sonates pour a violons et basse continue, éditées à Londres en 1746; une septième sonate (manuscrite); Symphonies ou Ouvjertures d'opéras italiens (manuscrites). Nous laissons de côté les œuvres perdues, ou formées , d'arrangements postérieurs, comme VHermannsschlacht, sur des vers de Klopstock, des lieder sur des poésies de Gellert, un Stabat mater, un psaume : Domine deus noster, les oratorios : Sulamitide et // prodigio di misericordia^ les ballets : Semiramis et Ruggiero nelV isola di Alcina, etc.

Les manuscrits autographes de Gluck n^ont été conservés qu'en petit nombre. Des opéras italiens, on ne connaît guère aujourd'hui, sous ce rapport, que des fragments de Telemacco (à la Bibliothèque impériale de Vienne), à^Alceste, ainsi qu'un air à^Ezio (Bibliothèque royale de Berlin). Quant aux opéras français, la Bibliothèque du Conservatoire de Paris possède une partie du 3^ acte à^ Orphée, le 5® acte et quelques morceaux du 4^ ^c^c d'Armide, ainsi que V Arbre enchanté. La Bibliothèque de l'Opéra a conservé d'autres parties à^ Orphée et à*Armide, et quelques morceaux de diverses provenances. La Bibliothèque nationale possède le manuscrit d*Alcesie (français). D'autres fragments se trouvent enfin dans des collections particulières.

Parmi les opéras italiens, trois seulement ont été gravés ou imprimés du vivant de Gluck : Orfeo ed Euridice (Paris, Duchesne, 1764), Alceste et Paride ed Elena (Vienne, G. T. di Trattnern, 1769, 1770.) Cette publication constituait une dérogation complète aux habitudes de Tépoque, où les opéras italiens n'étaient jamais imprimés et se répandaient seule-

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ment par des copies. Plusieurs autres partitions de Gluck nous sont parvenues par ce dernier laoyen, surtout celles ue la période viennoise^ Pour d^autres encore, particulièrement celles de la première période italienne, nous en sommes réduits la plupar^du temps à de simples morceaux séparés : la Bibliothèque du Conetervatoire de Paris en possède notamment une collection importante et unique, qui a permis, non seulement de sauTer les seules épaves qui aient subsisté des premiers opéras de Gluck, mais même d'en reconstituer un dans sa totalité, Demofoonte, — Notons aussi que quelques airs de , La Caduta de' Giganii et à'^Artamene ont été gravés dans Le Delizie délie opère ^ à Londres (Walsh, 1746), et que les six sonates mentionnées dans la bibliographie- ont été publiées dans la même ville et la même année (Simpson).

Enfin les huit ouvrages français [Iphigénie en Aulide, Orphée et Eurydice, V Arbre enchanté, Cythère assiégée, Alceste, Armide, Iphigénie en Tauride, Echo et Narcisse) ont été gravés à Paris (chez Lemarchand, Deslauriers, aux bureaux d'Abonnement musical et du Journal de musique) . Il convient d'ajouter le De profundis (imprimerie du Conservatoire, 1804), ainsi que les Klopstocks Oden und Lieder (Vienne, Artaria, 17&7). Nous négligeons les publications partielles et les transcriptions.

L'incorrection des partitions gravées de Gluck a été constatée dès longtemps et est devenue ub obstacle à la bonne interprétation des œuvres quand, les traditions en ayant été perdues, il fallut les reconstituer d'après les seuls documents. Lorsque, vers 1860, eurent lieu, après quarante ans d'oubli, les reprises à^ Orphée et à^Alceste, Berlioz, qui avait présidé à leur restauration, poussa le cri d'alarme, déclarant que, s'il n'en était pas fait promptement une édition critique, Tœuvre de Gluck était vouée à une destruction certaine. ^

Cet appel fut entendu par une admiratrice du grand art, M^^® Fanny Pelletan, qui dès lors résolut de consacrer toute son activité à l'accomplissement du vœu de Berlioz. Elle entreprit, après une étude approfondie, et à grands frais, une édition des œuvres écrites par Gluck pour l'Opéra de Paris : elle publia elle-même, avec le concours de B. Damcke,

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