‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 101 sur 192 · Nous, c'est-à-dire Conrart et lui · texte numérisé non relu

Nous, c'est-à-dire Conrart et lui

la Sainte Baume ...Vos sept psaumes pénitentiaux seront des chefs-d'œuvre ».

Le 7 mars. Chapelain écrit à Balzac : « M. de Grasse est dans son petit diocèse, délivré des marranes ». Il faut noter, avec Tamizey de Larroque, que marrano signifie porc en espagnol, que le nom fut donné par les Espagnols aux Arabes et Juifs convertis, que des le xvic siècle il fut retourné contre les Espagnols : nous le rencontrons souvent dans ta correspondance de Chapelain, de même que son dérivé, marranisme. « Il est délivré des marranes depuis la victoire des îles ', mais non des infidèles. Ses ouailles le sont à un point qu'il n'y a pas de pareils en la pire des barbaries : ce qui a fait dire à quelqu'un qui ne comptait son évêché pour rien à cause de son peu de revenu "2, qu'en toutes façons, il étail évéque in parlibus ». Le 5, Chapelain avait écrit à Godeau qu'il avait vu, trois jours auparavant, le P. de Condren,que ce dernier comptait « joindre M. Conrart et l'entretenir sur sa créance », c'est-à-dire chercher à le convertir : « Dieu veuille donner un heureux succès à leurs bonnes intentions ! 3 » Conrart resta protestant.

Souvent, dit M. l'abbé Sicard \ les évêques avaient des vertus privées ; mais beaucoup ne résidaient point et visitaient leurs diocèses rarement. Si Godeau n'a pas toujours résidé dans le sien de 1 6 3 - à i653, il en a, du moins, entrepris deux visites complètes 5 ; la seconde est restée inachevée ; il s'est rarement fait remplacer pour l'inspection de telle ou telle chapelle insignifiante ou éloignée. Jeune en-

i. C'est-à-dire depuis que nos troupes les avaient reprises à celles de l'Kspagne.

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