‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 108 sur 192 · Ev. deGr., G · texte numérisé non relu

Ev. deGr., G

Le 20 avril i638, Godeau présida un premier synode de son diocèse dans sa cathédrale ', dit la messe du Saint-Esprit et fit « une oraison synodale de la vie, dignité et modestie requise aux prêtres » -. Furent présents : le chanoine A.Isnard, économe du chapitre, le cahiscol Cl. Bernard, « prieur de la Garde et de Saint Pierre le Plombât 0. le chanoine Jacq. Cavalleri, recteur de chapellenies, les curés de la cathédrale Golombi et Gresp, les bénéficiers clercs Thomas Clément et Etienne Arnoux. recteurs de chapellenies, le prieur d'Opio et Cabris, Jean de Villeneuve, celui de Châtcauneuf, M. Hugues, le vicaire de Gourdon, Guill. Jean, celui de Cipières, Frédéric de Villeneuve, le prieur de Saint-Ambroisc. Guill. Torneri, et Mouton, recteur de chapellenies. Furent absents l'abbé de Lérins, « prieur de Saint-Nicolas de Cannes 3, dom Louis de Maynier, économe de Lérins pour les églises paroissiales unies aud. monastère », le prévôt A. Ailhaud, prieur d'Auribeau et de Pégomas, le sacristain B. Matty, prieur de Caussols et de la Hoquette, l'archipretre Dozol, « prieur de chapellenies », le prieur du Bar, Jean Lantelme, ceux de Magagnosc, Roquefort, Biot, celui du Tignet, Jean de Grasse \ les curés de Cannes et du Cannet, de Valbonne, Mougins. Mouans, Saint-Vallier, Saint-Césaire, Cabris, le vicaire d'Auribeau et trois recteurs de chapcllenies. Le promoteur d'office demanda que ces absents fussent excommuniés et condamnés à une amende de 20 liv. applicable à des œuvres pies. L'cvêque leur enjoignit de se présenter dans le mois.

Voici des fragments d'autres lettres de Chapelain à Godeau, datées de i638.

Celle du 28 janvier lui parle des « roches infertiles » dont il est évêque, et de la retraite d'Antoine Le Maître qui, au lendemain du jour où Arnauld d Andilly avait perdu sa

1. Scipion de Villenouve avait tenu le dernier le 8 avril i636, un mois avant do mourir.

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.') Ce qui suit montre que L'abbé était encore Honorr dM bravo. (\. Voir p. 71 .

femme, avait renoncé au monde, en septembre 1637 ; on sait que ses frères, Simon, dit de Séricourt, et Isaac-Louis, dit de Sacy, suivirent son exemple. Le 12 février, Chapelain entretient Godeau des Enigmes que venait de publier l'abbé Cotin, que Boileau et Molière ont raillé plus tard. Le 18, du P. Hercule Audiffred, supérieur général de la Doctrine Chrétienne, ami de Balzac qui le qualifiait d'« Hercule Musagète » 4 : nous aurons l'occasion de reparler de lui à propos de Godeau. Le 5 mars, Chapelain l'informe de la grossesse de la reine. Le 26 février et le 19 mars, d'accord avec Arnauld d'Andilly, de certain accommodement « au sujet d'une contestation avec un M. de l'Enfourchure, pour un bénéfice », comme disait Tamizey de Larroque. Il s'agit, en réalité, de Jean de Grasse-Cabris 2.

« On m'a parlé de certaines nouvelles paraphrases et en quantité », dit Chapelain à Godeau le 16 avril ; « on m'a fait cas d'un Benedic anima mea qui surpasse tous vos plus beaux ouvrages... Camusat a en mains vos 2.000 fr. de Cahors et, pour vous les envoyer, attend vos ordres ». Chapelain fait allusion à ce que nous avons indiqué plus haut. Godeau. nommé à l'évêché de Grasse dont les ressources étaient si faibles, avait reçu sur l'évêché de Cahors une pension annuelle de 2.000 livres que Alain de Solminiac devait, ainsi que ses successeurs, lui payer jusqu'à sa mort.

« Dieu soit loué », écrit Chapelain le 3o avril, « que vous êtes enfin réveillé pour moi après six semaines de silence et d'endormissement 3. Je suis bien aise du goût que vous prenez à l'italien », et il l'entretient de « l'abbé comique », c'est-à-dire de Boisrobert, puis de Saint-Cyran, qui fut arrêté en mai, « conduit au bois de Vincennes » comme on disait 4, mis u solto coperia » 5, et tous ses manuscrits confis-

1. Lettre à Chapelain du i5 novembre i643. Né à Carpentras, en i6o3, il avait presque l'âge de Godeau. Ce fut l'oncle de Fléchier.

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