‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 11 sur 192 · Chapelain avait 10 ans de plus que Godeau · texte numérisé non relu

Chapelain avait 10 ans de plus que Godeau

indiqué que Henri de Balzac, marquis de Glermont d'Entragues ', avait épousé Louise Luillicr, dame de Boullencourt -, dont le père était président en la Chambre des Comptes. L'une de leurs filles, Louise, fut la seconde femme de Louis de Bretagne, marquis d'Avaugour 3. L'autre, Marie, fut mariée à Jean Gaspard Ferdinand, comte de Marchin, qui fut lieutenant de Gondé, puis mestre-de camp général aux Pays-Bas pour le roi d'Espagne. Angélique Paulct devait être plus connue que ses amies, « les nymphes de Mézières», comme disait Chapelain dans une letlre qu'il écrivit à Montausier en novembre i638.

L'ambition littéraire s'empara de Godeau. Le revoici à Paris, dans le cercle des amis de son cousin-germain Gonrart, « mon cher Philandre », comme il le nommait. En 16^9, à i!\ ans, il lit, en octobre, chez Gonrart, le jour anniversaire de la mort de Malherbe, et fait paraître à Paris un Discours (en prose) sur les œuvres de Malherbe k. M. Cognet eût rappelé utilement à quelques-uns de ses lecteurs que cet auteur venait de mourir le 16 octobre 1628. C'est comme la préface de la première édition collective de ses œuvres 5, et son influence, — qucBoileau devait continuer et augmenjter, — y est étudiée, comme l'a remarqué Petit de Julleville, « avec une justesse et une autorité très remarquable à cette époque et chez un critique de a5 ans » 6. Brunetière, étudiant la langue de Molière, donne Godeau comme « un type de ces auditifs que furent les écrivains de 1610 à i64o 7. A la différence des visuels du \\T siècle, qui voyaient leur phrase écrite plutôt qu'ils ne L'en tendaient parlée, ceux-ci oui un

1. Seigneur de Gravières, comte deGraville, baron de Dunes ■>.. Sur elle, C. renvoie ;'i Chardon. Vie de i{<>ir<>u mieux comme, Paris, Picard, i884, I» ' •">"

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