Bouche, II, p. 910 sqq
3. Il avait été chargé de le livrer aux Espagnols par la duchesse régente de Mantoue, qui feignait d'être dévouée à la France et la trahissait.
xvne s. d'une pièce purement politique, apologie des actes de Richelieu et de sa diplomatie, peinture des ambitions des Espagnols, de leurs intrigues et de leurs échecs *.
Chapelain dit encore à Godeau .: « Le pauvre Gombaud reste à sa pauvreté » : allusion au beau ténébreux de l'Hôtel de Rambouillet, Jean Ogier de Gombauld, — qui avait 35 ans de plus que notre évêque et avait été nommé, grâce à Richelieu, quoiqu'il fût protestant,. gentilhomme ordinaire du roi. Déjà célèbre par son roman à clefs, Endy union, publié en 162^, et par sa pastorale, Amaranthe, éditée en i63i, il devait vivre jusqu'en 1666, atteindre l'âge de o4 ans, publier en i646 des Poésies et des Lettres en 16/49, des Sonnets, dont certains n'ont pas déplu à Boileau, et en i658, des Tragédies qu'il dédia à Fouquet. Les Lettres et traités touchant la religion, dont il laissa le manuscrit à ses amis en mourant, furent publiés à Amsterdam en 166g par les soins de Conrart.
« Le P. Joseph mourut il y aura demain huit jours », dit encore Chapelain à l'évêque de Grasse dans sa lettre du ik décembre. Godeau dut songer à ce que Richelieu perdait dans ce modeste capucin qui avait été, comme le disait le cardinal, sa consolation, son confident et son ami : l'Italien Mazarini devait le remplacer. Rappelons, à propos de Richelieu, que sa nièce, Mme de Combalet, à qui Corneille vient de dédier /e Cid, futcréée, en i638, duchesse d'Aiguillon. Enfin, Chapelain lui annonce qu'il vient de commencer le chant IV de sa Pucette : « elle a levé le pied pour faire un quatrième pas », que c< l'abbé prisonnier - est toujours sotto coperta » 3, qu'on ne sait « qui est préposé à la conduite de Port-Royal, si ce n'est M. de Paris qui semble vouloir être homme de bien sur ses vieux jours 0, etc.. « Vous n'êtes pas mal curieux pour un homme qui a renoncé au monde... M"' de Ram
1. .le reproduis le jugement de M Gustave Reynier, Hist. de ht lang. et de la lit ter. franc, de l'élit de .lullevillc. loin l\. 189.7, p. <*i » Rappe Ions que Monaco \ est appelée le port de la mer i.igustiquc *, et \l " de Savoie, t Alpine ».