‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 158 sur 192 · Gouverneur de Provence depuis le 29 octobre · texte numérisé non relu

Gouverneur de Provence depuis le 29 octobre

4. Toujours la même peinture de son diocèse : ici c'est Godeau même qui la fait, non plus son ami Chapelain.

5. On sait qu'Alais exerçait une fastueuse hospitalité et avait une cour élégante. Dix ans plus tard, une mazarinade lui reproche de s'être entouré de gueux et d'affamés pris dans la noblesse de Provence Une autre dit que, sans lui, Aix n'était qu'un désert et qu'il y dépensait par an près de 3oo.ooo liv. (Gaffarel, Rev. hist 1876, d ap. les Mazar. nOB 2o43 et 3390 de la Biblioth. de Marseille).

6. Toujours les Espagnols ; et nous avons dit qu'Alais était prêt à occuper Nice et Viilefranche dès que Madame Royale le désirerait.

— I91 — d'Alais * Godeau écrit en français, le même jour, pour la disposer « à souffrir chrétiennement les douleurs de l'enfantement "2... Il est bien raisonnable que je vous rende compte d'un voyage dont il vous a plu de prendre tant de soin », c'est-à dire de son retour d'Aix à Grasse.

Le 24, à Grasse, il rendit une ordonnance sur les prieurs et vicaires qui s'absentaient trop souvent J. Le 23, il préside la seconde audience de sa cour spirituelle 4, et dans une autre, le i[\ mai, il s'occupe d'un bénéficier, Ricord, qui avait, dans un mouvement de colère, rompu une des portes de la sacristie et fut condamné à la réparer.

Arnauld d'Andilly n'approuvait pas tout ce que faisait notre prélat. « Il est étonné, et quelque chose de plus, que M de Saint-Cyran ait été mis dans le bois de Yincennes3, qu'il se soit passé près d'un an depuis, sans que vous lui en ayez », écrit Chapelain à Godeau le 25 mars 1 6^9 6, « dit un mot, comme s'il n'avait pas besoin de consolations dans une si fâcheuse rencontre, comme s'il n'était pas dans votre approbation et votre amitié ». Inutile d'insister sur les lettres que Saint-Cyran écrivit dans sa prison au crayon ". Chapelain ajoute dans sa lettre du i5 mars

1 . Elle était fière et hautaine, aimait à choquer la noblesse provençale, abusait du cérémonial et de l'étiquette (Gatlarel, /. c).

•2. Le ï!\ avril 1639, jour de Pâques, elle eut un lils, François de Valois, qui mourut à Salon le 10 août i(i44 et fut enterré dans l'église Saint-Sauveur d'Aix, près de son grand-oncle, Henri d'Angoulême, qui avait été grand prieur de France et gouverneur de Provence (Bouche, II, p. 919).

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