Particulière, avait dit une lettre de Louis XIII en i
— r97 — que le prêtre philosophe l figurât dans une Assemblée générale.
Le 3 juin, c'est à Gonrart que Chapelain s'adresse : « J'ai reçu le paquet de M. de Grasse ; j'en ai fait faire les distributions2. Je vous aurais envoyé le premier livre de la Vierge3, s'il ne témoignait désirer que nous le vissions ensemble. Je l'ai lu. 11 me semble très beau ». Le 9, il entretint Gonrart d'une tout autre production de notre évêque : « M. de Grasse a fait une églogue mutine dont vous devez seul avoir copie ».
Chapelain ne néglige pas de correspondre avec Godeau, d'autant plus que la frontière semble menacée de quelques surprises en raison de la guerre que la sœur de Louis XIII, la duchesse-régente de Savoie, qui s'est mise sous notre protection, est obligée de soutenir contre ses beaux-frères, Thomas, qui a envahi le Piémont à la tête d'une armée espagnole \ et le cardinal Maurice5. « Je ne crains point pour Nice ni pour Grasse par conséquent », écrit Chapelain à Godeau le 16 juin, « et il n'y a guère d'apparence qu'une place qui a autrefois résisté à toute la puissance du Grand Seigneur, appuyée de celle du grand roi François6, cède maintenant aux efforts du marquis de Leganes 7 el des princes dénaturés de Savoie8. » C'était le moment où Richelieu
1. Taraizey <!<• Larroque a prouvé, d'après une lettre de Chapelain à Gassendi datée du 18 février 1 634, qu'il axait dès lors communiqué a ses amis une partie de sa célèbre apologie d'Epicure qui ne parut qu'en 1 ( > '1 7 , à Lyon.