‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 175 sur 192 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

4. Ibid., n° 34. Du moins c'est de Grasse qu'elle fut envoyée.

5. Les beaux-frères de Madame Royale avaient, à la tête de troupes espagnoles, pris Turin que le comte d'Harcourt devait, en i64o, reprendre pour le compte de la duchesse.

brouillons d'un acte par lequel elle aurait composé la garnison de Montmélian « moitié de nos sujets reconnus fidèles, moitié de Français » et consenti à la livrer à la France, le jour où il entrerait en Savoie « quelques troupes des princes nos beaux-frères ou des Espagnols » ; le i5 septembre, il écrivait à la duchesse qu'elle risquait de se trouver, par ceux-ci, « privée de liberté, M1 son fils de tous ses états et de vie tout ensemble : je vous supplie, Madame, de vous en souvenir ». Diverses notes du cardinal sont des plus curieuses : « Les conseillers de Madame, à les ouïr, sont des lions et se trouvent en effet poltrons comme des lièvres... le roi vient de 200 lieues pour lui faire voir combien il l'aime... le P. Monod, confesseur de Madame, est un misérable... le jeune Piémontais, en qui elle a confiance, non sans préjudice de sa réputation ', est insolent, avare, destitué de cœur, d'honneur, d'expérience... Parler à cette misérable princesse du dépôt de Nice et de Turin "2, était un crime... »

Louis XIII et sa sœur se virent à Grenoble le 28 septembre : Richelieu, après le roi, tâcha d agir sur elle; tout fut inutile, et le cardinal, mécontenté de tout cela, se tourna vers les princes de Savoie pour les gagner par l'espoir d'un partage entre eux et la duchesse. C'est ce qui donne un intérêt particulier à ce que Chapelain écrivait à Godeau, dans sa lettre du 18 août : « Tant que le château de Nice tiendra pour Madame et que le cardinal de Savoie n'aura pas plus de gens que j'entends qu'il n'en a, je ne dois rien craindre. M. le comte d1 Mais ira à Antibes vous couvrir ». Il ne savait donc pas encore que le chevalier de Sales avait laissé les Espagnols du cardinal Maurice s'installer dans le château.

Quelques jours après, le 3o août, Chapelain écrit à Gassendi : « J'ai remercié M. de Grasse pour l'assistance qu'il vous rend pour votre affaire 3... J'ai remue tout pour vous

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