Bouche, p. 920 et
2. En septembre i63g, Richelieu ne paraissait nullement sûr de la loyauté du gouverneur du château de Nice; le <>. il déconseillait à Madame Royale, pour ce motif, d'y aller.
3. Charles «le Pechpeirou de Cominges, chevalier 'le Malte, ligueur
do Guitaul . commandeur d' taira il était 1res estimé de Richelieu.
et s'engage à les restituer ultérieurement. « Faites », écrit Richelieu le 19 août, de Saint-Dizier, à Ghavigny, « que Madame envoie munir Nice et Villefranche et y mette des gens hardis, ne veniant Romani ». Et le 2 septembre, au cardinal de La Valette : « Le roi envoie 10.000 écus à Madame pour lui donner le moyen de faire son voyage à Nice et de n'y entrer pas sans un teston l ». Puis le 6, il informe le même que le cardinal de Savoie fait empêcher par les habitants de Nice les gens de Madame « d'avoir si libre communication au château qu'ils devraient ».
Durant ces événements, Godeau écrit, le 8 août, au cardinal Bentivoglio et le félicite de son Histoire 2; il lui en parle aussi dans une lettre non datée 3 où il fait un éloge des Hollandais que M. Gognet a justement remarqué; d'une autre lettre au même cardinal, non datée 4 et insignifiante, je ne dis rien.
« Il n'y a pas 12 jours que j'appris la surprise de Turin s », écrit Chapelain à Godeau le 18 août, « et aujourd'hui j'apprends celle de Nice... J'appréhende tout de bon pour vous, et je m'enquiers de ceux qui savent la Provence, si vos montagnes sont de si facile accès... et si vous y êtes en sûreté des courses de l'Espagne victorieuse... Le roi qui s'en allait à Lyon pour Turin, ira bien jusques à Grenoble ou à Aix pour vous ».
La vérité, c'est que Richelieu allait chercher à frapper un coup décisif. « Nice fait craindre », écrit-il le 19 septembre à Chavigny. La duchesse-régente était réfugiée à Montmélian et avait donné le gouvernement de la ville au marquis de Saint Germain, affectionné à la France ; on préparait une entrevue entre elle et Louis XIII ; Richelieu rédigeait les