‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 186 sur 192 · Godeau, Lcii . n · texte numérisé non relu

Godeau, Lcii . n

j Ihid , 47. Il s'agit du jeune comte d' Auvergne L»* 18 novembre i( les procureurs de la Provence présentèrent leurs condoléances bu comte d'Alais (Arch. des B du Rbône, 1! 16

nant l'évêque de Gomminges » ', Mgr Hugues de Labatut 2. Le 16, Louis XIII fit défendre aux évêques présents à Paris d'avoir des rapports avec Mgr Scoti 3, nonce extraordinaire qu'Urbain VIII avait envoyé sans avoir averti le roi ou son ambassadeur, au sujet des circonstances dans lesquelles, à Rome, le couvent de nos Minimes de la Trinitédes-Monts avait été forcé par 3oo sbires du cardinal-neveu Francesco Barberini, puis l'écuyer de notre ambassadeur assassiné avec la complicité, disait-on, du même cardinalneveu. Godeau obéit4; d'ailleurs Scoti ne fut rappelé qu'en i64i5.

Que devenaient les affaires de Vence et d'Antibes?

Le 20 décembre 1639, Louis XIII étant à Saint-Germainen-Laye, signa le brevet qui annexait Grasse et Vence selon le vœu de Richelieu et, dit-on, de Conrart. Ce document 6 rappelle que les deux diocèses avaient été autrefois unis par Clément VIII7, « comme tout voisins, composés d'environ 358 paroisses, et d'un revenu si médiocre que, joints, ils suffisent à peine à entretenir un évêque selon sa condition » 9.

1. G. d'ap. Arch. du min. des A.ff. étrang., Rome, n° 67, f° 170 sq. et Richelieu, Mémoires, collcct. Petitot, tom. XXX^ p. 436.

2. Nommé en 1637, il mourut le 10 février i644 et fut remplacé par Gilbert de Choiseul.

3. Il appartenait à la faction espagnole des prélats romains, et la France voulait avoir Mazarin comme nonce.

l\. G. d'ap. Aff. étrang. Le nonce Scoti avait été reçu avec une froideur qui touchait à l'impolitesse, dit Avenel (Lett. de Richel. t. VI, p. 523) ; Ghavigny, secrétaire d'Etat des affaires étrangères, ne lui rendit pas sa première visite; Scoti avait demandé le rappel de l'ambassadeur français; le 17 décembre, Richelieu écrivit au cardinal Bagni et se plaignit de ce nonce.

5. La réconciliation entre Paris et Rome valut à Mazarin le chapeau de cardinal (16 déc. i64i).

6. Transcrit au registre des insinuations de l'évêché de Grasse (Ev. de Gr . , G. 3g, fol. 636 recto) Le brevet est contresigné : Sublet.

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