‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 185 sur 192 · Lett. de Rich.,éô. Avenel, t. VIII, p. i · texte numérisé non relu

Lett. de Rich.,éô. Avenel, t. VIII, p. i

arrivée ». C'était la première fois qu'il revenait à Paris et, s'il devait être « deux fois évêque », c'est que Louis XIII voulait lui donner l'évêché de Vence et souhaitait, ainsi que Richelieu, qu'il l'unît à celui de Grasse.

Notons avec M. l'abbé Gognet que tous les biographes du prélat académicien ne le faisaient revenir à Paris qu'en 1 6^3. « Erreur d'autant plus grave », dit une note de la thèse, o que de ses lettres, qui furent publiées en 17 12, deux au moins sont datées de Paris et de iô^o1, et que la lettre pastorale qu'il adressa à ses diocésains en i6/jo, à la nouvelle que la peste menaçait la Provence, indique qu'il était alors à Paris » -. Le 18 novembre i63q, il écrit de Paris au comte d'Alais, dont le fils aîné était mort j, et à la comtesse une lettre particulière, où il lui dit que Dieu venait de faire « d'un enfant d'Adam un ange, d'un petit comte un grand roi dans

le paradis ; C'était votre aîné. Ah ! ne savez-vous pas que

les aînés appartiennent au Seigneur !... Si ma santé me le permettait, je prendrais la poste pour aller vous consoler. Je vous permets de pleurer. Laissez agir la nature : il faut que ce torrent déborde, bruie, écume... Jésus a bien pleuré Lazare ».

Le ier décembre i63g,Godeau assiste à une assemblée par ticulièredu clergé, qui se tenait à l'hôtel abbatial de Sainte- Geneviève, et y manifeste son gallicanisme. « On s'y plaignit vivement de la violence exercée contre le clergé au sujet de la perception des décimes, et non moins fortement de l'augmentation de la taxe des bulles et du relus de recevoir en cour de Home l'information de vie et de mœurs concer-

1 M. Gognet pouvait ajouter que deux (n08 \6 et 4*7 de L'édition qu'il cite) sont datées do l\-uïs et du 18 novembre i63g.

a. Les Lettres de Chapelain, que M. Gognel ;i consultées, ne laissent de leur côtô aucun doute

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