Hime, Rome, i64o
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la terre et la théorie héliocentrique. De son côté, Peiresc avait dit à Bouchard dans une lettre qu'il lui envoya d'Aix à Rome, le ier août : « M. Godeau qui a été domestique de l'Eminentissime cardinal-duc l, n'a eu quel'évêché de Grasse de 4.000 liv. et une pension sur Gahors de 2.000 liv. , mais tout cela est bien au-dessous de son mérite-. »
Il est certain qu'il a regretté plus tard d'avoir accepté ce qu'il commença par refuser. Nous n'en pouvons douter en le voyant écrire à Chapelain : « J'y ai trouvé plus d'épines que de fleurs d'orangers 3 ».
J'ignore si les prêtres de Provence, parmi lesquels Richelieu avait d'abord songé à faire chercher par des Noyers le successeur de Ms' de Villeneuve-Thorenc, furent satisfaits d'apprendre que la mitre de Grasse était destinée à un prêtre du nord du royaume, qui ne savait pas un mot de provençal. Mais un des hommes les plus distingués de ce pays en fut enchanté.
A. la nouvelle de l'acceptation de Godeau, Peiresc 4 écrivit à M. de Saint-Sauveur du Puv : « Ce nous est bien de l'honneur qu'il ait daigné accepter. Je ne l'aurais jamais cru, sachant le peu de revenu de la pièce. Le supplément de 2.000 liv. de pension sur Gahors a rendu la chose plus faisable et plus tolérable. Il serait à désirer qu'on en usât ainsi pour tout plein d'autres trop chétives pièces pour l'entretien d'un honnête homme 0 \
Tamizey de Larroque, publiant cette lettre, renvoyait à ce que Gass( -ndi. ami cl protégé de Peiresc, dit6 des relations épi s toi aires de Peiresc avec le prélat qu'il appela * vere bonus eruditus, celeber \ntonius Godellus ». 11 rappelait encore que Peiresc, qui avait si vivement admiré les débuts de Godeau
1. Tamizey a noté l'intérêt de Ce trait. On sait ce que veut dire, dans la langue de cette époque, le mot domestique.
2. Lctl. de Peiresc publiées par Tamizey, t. IV (1893), p. 161..