Ou Giacomino
5. Evêque uY Saluzzo de 1627 ;i i635, il était, je l'ai dit, originaire de \lond<>\ i en Piémont.
juteurde l'évêque de cette ville, de i656 à 1 664, puis le remplaça de i 664 à 1668), à Entrevaux où les cvêques de Glandèves résidaient. Qu'il soit allé à Fréjus et à Vence, la chose va de soi ; en outre, il se rendit à Nice.
Ces villes épiscopales, il n'est pas besoin de le dire, ont eu une destinée bien différente : Nice est une des grandes villes de France et a bien plus de i3o.ooo habitants; Digne n'est qu'un tout petit chef-lieu de département [, Grasse, simple chef-lieu d'arrondissement, est deux fois plus peuplée queDigne2; Embrun, jadis archiépiscopale, n'est qu'un modeste chef-lieu de canton3; de même Vence4 et Senez qui n'est d'ailleurs qu'un village 5 ; enfin Glandèves n'est pas même un hameau, à peine un lieu-dit.
Quelles furent les relations de Godeau, évêque de Grasse, avec ses deux collègues dont les diocèses touchaient le sien ? Pour Vence, la réponse est simple. Pierre du Vair meurt le 28 juin 1 638 ; Godeau est nommé à sa place et par cumul le 20 décembre 1639, ce n'est que le 7 décembre i644 qu'Innocent X consent à l'union des deux diocèses à laquelle Urbain VIII s'était opposé, et, en i653, Godeau résigne Grasse pour ne conserver que Vence. Reste Fréjus. Les relations de Grasse avec ce diocèse étaient aussi aisées qu'avec celui de Vence. En outre, chaque fois que Godeau se rendait soit à Avignon, soit à Aix, soit à Paris, il devait traverser le diocèse de Fréjus à l'aller et au retour. Pierre de Camelin prit possession de l'évêché de Fréjus le 5 juillet 1637 et mourut, âgé de 75 ans, le 4 février 1 654- De son épiscopat6 nous retiendrons quelques faits pour les rapprocher de ceux de l'épiscopat de Godeau à Grasse. Camelin fit une visite générale de son diocèse en i638 et 1639, Pms des tournées
ï. Environ 7.000 hab.