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Espitalier, d'après les minutes de Maurine, notaire à Fréjus.
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qui habitait Paris : a J'ai le plus vilain évêché de France, le plus crotté et le plus désagréable : il n'y a ici aucun lieu pour se promener, ni jardin, ni quoi que ce soit, de façon que j'ai ma maison pour prison ». Godeau, plus heureux que lui, allait sans doute habiter une petite ville et administrer un diocèse peu étendu : du moins, sa cité épiscopale n'était pas au bord d'un marais, et son district pastoral lui permettait de faire de belles promenades, et ne l'obligeait qu'à des tournées qui furent plus fatigantes que longues.
« Certains diocèses de l'ancienne France avaient 1.700 paroisses, comme Chartres, d'autres 3o, comme Saint-Paul Trois-Châteaux », dit un historien1. Quelques-uns en comptaient moins : par exemple celui de Grasse. A cet égard, il n'eût pas été inutile, croyons-nous, que M. l'abbé Cognet montrât, par une brève comparaison avec l'état actuel du département des Alpes-Maritimes, ce qu'était l'étendue du petit diocèse. Il comprenait le canton actuel de Grasse : Grasse, ses hameaux de Magagnosc et de Plascassier, Auribeau, Pégomas "2, la plus grande partie du canton d'Antibes : non Antibes, qui prétendait à l'indépendance, mais Biot 3 et Vallauris 4, de celui de Cannes : Cannes 3, Le Cannet 6, Mouans, Sartoux, Mougins 7, La Roquette, l'île Sainte Marguerite8, mais ni l'île Saint-Honoratqui appartenait aux moines de Lérins, ni Mandelieu qui dépendait de Fréjus, la plus grande partie du canton du Bar : Le Bar, Caussols, Châteauneuf, Gourdon, Opio, Roquefort9, Le Rouret, Valbonne 10,
1. Vicomte Georges d'Avenel, ch. vin du tom. V de VHist. gènér. publiée sous la direction de Rambaud et Lavisse, p. 345 (1895).
2 . Lerins n'y avait que des moulins, quelques bâtiments et quelques droits.
3. Lérins y avait la seigneurie du quart du hameau de Clausonne, des moulins et un pâturage.