‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 68 sur 192 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Le palais épiscopal de Grasse1 avait un jardin tourné vers le nord. « Ce n'est pas là que Godeau fit sous des orangers les promenades dont il parle quelquefois dans ses lettres, mais dans le jardin du chanoine sacristain », dit un historien de Grasse-. Godeau y fit construire, du côté de la place du Petit-Puy, une galerie qu'un de ses successeurs supprima3 et dont on a retrouvé les traces en 189 1. « A l'extérieur de l'ancien palais épiscopal », lisons-nous chez Sénequier, « on remarque les traces de deux fenêtres romanes, l'une géminée, l'autre ternée, donnant dans l'ancien jardin ; une autre donnant sur le Grand-Puy, est d'un joli dessin : elle éclairait la chapelle particulière de l'évêque, construction du XIIIe siècle, élevée en partie sur un pan de mur contemporain de la tour voisine. Le cordon formant corniche est supporté par des arcatures qui reposent sur des modillons ornés des sujets les plus chers à la fantaisie des sculpteurs de Fépoque : feuillage, fleurs, hiboux, têtes décochons, figurines humaines. Au sommet du pignon, un demi-relief semble représenter la Vierge ».

De la cathédrale, je parlerai dans ce qui suit et j'ai parlé ailleurs 4 ; de la petite ville, enfermée dans son enceinte du xive s., où l'on pénétrait par sept portes, la plupart flanquées de tours semblables aux quatre qui se dressaient du côté du Jeu de Ballon 5, inutile de rien dire.

Du chapitre de Grasse nous parlerons à part 6. Qu'il suf-

1. Auj. hôtel de ville : la communauté l'acheta 3o.ioo liv. aux enchères publiques le 28 mars 179 1 (Sénequier, Grasse, 3e édit , p. 64).

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