Jal, Dict., p
3. Et à l'empereur Ferdinand II. son parent et allié, dit M. Bertrand fCongrèt des soc. sav. de Prov. en 1906).
k. Le 16 avril, dit M. Bertrand.
5. Voir ce qu'en dit M. Henri Moris dans son ibbaye de Lérins (190g),
tfcdans Bouche, Hitt. <ir Prov., t. il, p. v
Godeau. fl
deux ou trois canes, en vélin, bien peinte, enluminée en lettres d'or », dit V Histoire de Provence de Bouche. A. la vue de ce plan, le cardinal-ministre avait jugé que le littoral n'était pas suffisamment défendu : en i633, il avait fait construire les fortifications de Cavalaire et Agay *, de l'île Sainte- Marguerite, de l'île Saint-Honorat, de la Groisette, de Graillon2, de Théoule 3. Sages précautions, puisque Louis XIII déclara la guerre à Philippe IV le 26 mars 1 635 4 et que les Espagnols prirent, malgré les défenses nouvellement édifiées, les îles de Lérins dès septembre.
Disons dès ici que, sous la régence d'Anne, une assemblée des communautés de Provence, tenue à la Valette en i644, demanda la démolition de forteresses qu'on jugeait alors inutiles, celles de Cavalaire et de Théoule, et, ce qui intéresse davantage l'histoire du diocèse de Grasse, celles de la Croisette et de Graillon ; qu'il sembla inutile de payer désormais les garnisons qu'on y tenait depuis une dizaine d'années ; que la Cour consentit à la démolition, qui eut lieu en 1646, à condition que la Provence versât 80.000 liv., ce qui fut fait5. Ajoutons qu'une autre assemblée de ces communautés, tenue en 1601 à Manosque, demanda et obtint que les fortifications d'Agay au diocèse de Fréjus fussent rasées. Il ne resta donc que les ouvrages des deux îles de Lérins, consacrées en quelque sorte par le sang français et espagnol qui y avait coulé de i635 à 1637.
Godeau devenait évêque d'un diocèse presque voisin de la frontière franco-savoyarde au moment où la guerre, déclarée
i. Diocèse de Fréjus.
2. Nom encore porté par un point du cap d'Antibes, sur la côte qui fait face au Golfe Juan, à la Croisette et aux îles.
3. Rien sur la côte du diocèse de Vence, du Loup au Var. La ville de Saint Paul, fortifiée sous François Ier, mais non située sur la mer, semblât-elle suffisante ? on ne pouvait d'ailleurs fortifier, près de la côte, que Gagnes ou Saint-Laurent.
4. Le maréchal de Vitry, gouverneur de la Provence, rentré dans son gouvernement en janvier, avait établi des postes à pied entre Toulon et Antibes (Bertrand, /. c).