‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 74 sur 192 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

saluer Godeau qu'il attendait au printemps. Il mourut le 2^ juin ', et l'évêque de Grasse, on le verra, ne quitta point Paris avant le début d'août. Le 8 juillet, il y était encore et signa un acte par lequel il vendait à son cousin Conrart 217 liv. i5 s. et 1 d. de rente perpétuelle"2.

« Tous ses biographes », dit justement M. Cognet, « ont été trompés par la Gallia et le font arriver à Grasse le 21 mars. Tisserand se livre à son imagination et le fait assister à la reprise des îles de Lérins, à la messe d'actions de grâces, au Te Deum ». Assurément, quand il fut nommé et sacré, la situation de la Provence était grave par suite de la guerre que Louis XIII avait déclarée à Philippe IV d'Espagne 3 le 26 mars 4 i635. Les flottes espagnoles menaçaient nos côtes. Le diocèse de Grasse, que la mer bordait de l'embouchure du Loup à celle de la Siagne, était particulièrement menacé. Les îles de Lérins venaient d'être occupées par nos ennemis. Le diocèse était séparé par celui de Vence — la mer bordait celui-ci de l'embouchure du Loup à celle du Var — de celui de Nice qui faisait partie du duché de Savoie. Quelle attitude allait prendre le duché au moment où la France et l'Espagne étaient aux prises? La question capitale pour la Provence, au début de 1637, était Lérins 5.

On sait — et Godeau ne pouvait l'ignorer en 1637, — que, à la suite d'une mission confiée au sieur de Bouc, premier président de la Cour des comptes d'Aix, et à Jacques de Marets, professeur de mathématiques en cette ville, un plan de la côte de Provence, d'Arles6 à \ice, avait été dressé et placé sous les yeux de Richelieu. C'était une « carte longue de

1. En i64l parut la première édition de sa vie par son ami Gassendi, prévôt de Digne.

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