Us n'y sont jamais allés
3. Claude de Mallevi lie mourut en 1647. Il appartenait à l'Académie. Porte, il ;i donné neuf pièces ;i la Guirlande de Julie dont nous parlons ailleurs. Son sonnet. La belle malineuse, fut célèbre dans les « ruelles» de cette époque.
\. Gabriel Madelenel on Magdelenet, Bourguignon, d'abord avocat, puis poêle, lut protégé par le cardinal du Perron, chanta la prise de La Rochelle (ce qui le ni nommer conseiller interprète du roi en langue latine;, écrivit des vers latins que Balzac comparai! ,1 «eux d'Horace, et mourut 'mi 1661 .
5. Le privilège des Sentiments c'est le litre exael de l'ouvrage que La Bruyère jugeait, même après la morl de Chapelain, comme «m chel d'oeuvre de critique littéraire esl du '<• novembre [637.
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bien du Cid, dérober quelques heures à sa Pucelle pour critiquer la tragédie de Corneille, travailler par obéissance *.
Quand Godeau partit pour la Provence, le Parlement de Paris vérifiait enfin, le 10 juillet 1637, les lettres-patentes de l'Académie. Le 23 novembre suivant, celle-ci fit publier les Sentiments sur « le Cid » rédigés par Chapelain. C'est dire que l'évêque de Grasse ne prit aucune part au jugement que Scudéry avait invité la nouvelle compagnie littéraire à rendre sur la a tragi-comédie » qui, jouée, on le croit, en décembre i636, sur le théâtre du Marais et publiée à la fin de mars 1637, — Godeau était encore à Paris — avait eu un si grand succès. Godeau n'était pas encore en route quand Corneille déclara, le i3 juin, par une lettre envoyée de Rouen, qu'il ne reconnaissait pas la juridiction de l'Académie, mais la laissait libre d'agir, « puisque cela doit divertir S. Em. » ; ni quand une première commission, composée de Chapelain, de Desmarets et de Bourzeys, fut chargée d'examiner la pièce de Corneille et les observations de Scudéry. Je suppose qu'en cours de route l'évêque de Grasse connut l'intervention de Richelieu dans la rédaction du rapport, la nomination d'une seconde commission composée de Cerisy, Serizay, Gombauld et Sirmond, le mandat donné finalement à Chapelain.
Pauvre Chapelain ! le 3i juillet, il écrivait à Boisrobert : « Si nous paraissions en tout contraires à l'auteur du Cid, nous passerions pour partiaux » ; le 22 août, à Balzac : « Il n'y a rien de si odieux que de reprendre publiquement un ouvrage que la réputation de son auteur ou la bonne fortune fait approuver de chacun » ; à la fin d'octobre, à M. de Saint- Nicolas : « Cette valeur divine » — il s'agit de Jeanne d'Arc, l'héroïne de l'épopée à laquelle il travaillait tant que la première partie ne parut qu'en i656, — « est contrainte de céder à la furie de ce fanfaron », — il s'agit du Cid, — « et me laisser en proie à sa violence ». A cette date, il y avait
[ Voir notamment les chap. vm à xn de l'abbé Ant. Fabre, Chapel. et nos deu'x prem. acadèm. (1890).
un mois que Godeau était en possession de son diocèse de Grasse. Ceux qui connaîtraient mal son esprit, croiraient volontiers que notre évêque ne s'y souciait guère ni du Cid de Corneille, ni de la pièce deGuillem de Castro, ni de Scudéry, ni de tous les pamphlets qui s'étaient succédé depuis quelques mois. Mais qu'il se soit occupé des Sentiments de V Académie , œuvre de son ami Chapelain, ce que celui-ci dit à Pévêque de Grasse d'une lettre où le P. Hercule résumait les conversations qu'il eut avec Godeau, le prouve suffisamment. Ce que la lettre du P. Hercule, relative à la causerie qu'ils avaient engagée avec Léodamas. probablement le mestre-de-catnp Arnauld, expose sur le théâtre, sur la réforme morale qui s'y opérait, sur les personnages religieux qu'on y introduisait encore, sur les Sentiments de l'Académie, nous l'indique d'autre part*.
C'est en 1607 que Godeau fit paraître à Paris, chez Camusat, — qui avait édité en i633 son Ode an roi et ses Œuvres chrétiennes en vers et en prose — deux nouvelles œuvres en vers : d'une part, la paraphrase du psaume 1 48 : Laudate Dominum de cœlis -, d'autre part un cantique qui commence par ces mots : « Lumineuses troupes des Anges » ; chez le même libraire, il publie une paraphrase en prose sur Y E pitre aux Hébreux de saint Paul.
Le cantique « Lumineuses troupes des Anges » contient M strophes de <) vers octosyllabiqucs que suit un alexandrin. J'y noie de gracieuses apostrophes aux astres :
Vous dont la nuit sème ses voiles, Chères compagnes du Sommeil, (Maires rivales du Soleil, Yeux du ciel, puissantes étoiles,
Au sommeil, aux torrents, à la foudre, aux ruisseaux, au