‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 97 sur 192 · Voir chapitre suivant · texte numérisé non relu

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2. Bourriez (p. io3) signale dans cette paraphrase une strophe où 1 Pon tenl un frémissement encore, bien que, <ians 1rs poésies qu'il composa depuis sa consécration épiscopale, vers onctueui h monotones, perce ra remenl un ressouvenii des galanteries profanes

printemps, «jeunesse de l'année », à l'été, à l'automne, aux fleurs :

Beaux miracles de peu de jours, Ghers désirs, fragiles amours De nos innocentes bergères, Trésor des jardins curieux Et leurs étoiles passagères.

A la rose, au temps, aux abeilles :

Chastes ouvrières du miel *

Vous qui, dès que le jour redore Le ciel d'astres étincelant, Faites un petit camp volant Pour piller les pleurs de l'aurore.

Aux rossignols, au cheval, au phénix, aux princes, aux peu pies, aux magistrats, aux prêtres, aux religieuses, aux moines :

Vous qui constamment préférez A l'éclat des lambris dorés L'horreur de vos grottes secrètes, Anges d'un peu de chair couverts, Morts vivants, saints anachorètes.

enfin aux poètes. Godeau les invite à chanter Dieu et se dit heureux d'avoir quitté le monde :

Maintenant que loin des dangers, A l'ombre des verts orangers, J'ai de si douces destinées.

i. C'est presque le vers célèbre des Châtiments de Victor Hugo : « Chas-

tes buveuses de rosée >,

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