Tisserand, God., p
sième fois. Il y écrit à Mlle d'Humières4, lui dit qu'un évêque « est obligé de remplir les devoirs de son ordination, et un chrétien quelconque ceux de son baptême... J'ai su par MUe Paulet que vous vous informez souvent de mes nouvelles... Vive Jésus crucifié ! Vivent les épines et les clous ! Vivent ses plaies sacrées ! Vivent ceux qui les aiment et les adorent ! »2
En décembre 16^2, nous le retrouvons à Grasse. C'est de là qu'il dut envoyer le 10, à la duchesse de Longueville 3, une lettre que M. l'abbé Gognet a le premier publiée4. « Qu'estce pour un évêque que d'écrire au roi avec quelque liberté sur une matière aussi importante pour la paix de l'Eglise que celle dont il s'agit maintenant? C'est faire son devoir, et en toute sûreté, car le roi est trop pieux et trop bon pour faire courir aucun danger à ceux qui en usent de la sorte... Je ne mérite pas de rien faire pour la gloire de Dieu et la défense de la vérité : il en est le maître... je suis, déjà depuis tant d'années, Madame5, votre très humble et très obéissant serviteur. »
Le i3, il lui écrit à nouveau, de Grasse. Elle venait de tomber malade. Il lui expose le mépris qu'on doit avoir pour la beauté, la nécessité de ne pas se soucier si elle est flétrie par la maladie, l'obligation de n'être qu'à Dieu. « J'ai appris en même temps votre malet votre guérison... Pour votre visage, un autre que moi se réjouira avec plus de
i . Probablement la sœur de Louis de Grevant, seigneur d'Humières, qui, né en 1628, fut maréchal de France en i65o et duc en 1690; sa femme, Louise de la Châtre, née en i636 (donc ce n'est pas à elle qu'est adressée cette lettre de 1642), inspira à Turenne une si vive affection qu'elle passa pour avoir beaucoup contribué à la haute fortune de son mari.
2 . Godeau, Lett., 75. Tisserand la date du 29 août (p. 344) et dit qu'elle est adressée à M"" d'Humières.
3. A.nne-Geneviève de Bourbon-Gondé venait d'épouser, le 2 juin 1642, le duc Henri II de Longueville.
4. G. d'ap. les Mémoir. de Hermant, non publiés lors de sa thèse, a V f° 376 ».