‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 115 sur 242 · C'était donc une Provençale · texte numérisé non relu

C'était donc une Provençale

celle des justes. L'histoire n'a point d'exemples, ou fort peu, d'une fin si heureuse1... Je vous écris un sermon au lieu d'un compliment de six lignes » *.

L'autre au maréchal de Guiche. « Toute la France pleure la même perte. 11 ne l'avait pas seulement défendue de ses anciens ennemis ; il l'en avait rendue triomphante. Sa mort fait la plus belle partie de sa vie. Avoir à rendre compte de tant de choses et être surpris, c'est une chose effroyable ; mourir avec tant de connaissance, de paix et de résignation, c'est un bonheur au-dessus de la pourpre et du trône même » 3.

M. l'abbé Gognet n'a cité que quelques mots de la lettre à la duchesse d'Aiguillon et de la lettre à de Noyers : ils ne suffisent pas pour donner une idée du deuil de notre évêque. Rappelons que, dans « la salle » de son évêché de Vence, où il passa près de 20 ans et mourut, Godeau conserva « les tableaux des cardinaux de la Valette et de Richelieu » et qu'il légua par testament, à son médecin, l'image de ces deux princes de l'Eglise qui avaient été ses bienfaiteurs.

Il ne put ignorer d'autre part que d'autres jugeaient le mort tout autrement, depuis Marie deMédicis qui le comparait à un crocodile, à cause de sa faculté de pleurer, quand il le voulait, jusqu'aux prêtres de certaines campagnes 4.

Nous avons parlé ailleurs des événements de Monaco. Godeau en félicita vivement le prince. Citons d'abord la lettre en prose qu'il lui adressa 5, lorsqu'il se fut déclaré pour la France, contre la maison d'Autriche. Elle n'est pas

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