Pâques avait eu lieu le 5 avril
l'évêché de Vence », préside, pour la quatrième fois, dans sa cathédrale de Grasse, un synode diocésain1. Furent absents : l'abbé de Lérins, l'économe de ce monastère, etc.. Godeau, après avoir célébré la messe, « les litanies et autres oraisons achevées, ainsi que la procession », fit publier « les ordonnances et statuts ci-dessus » -. confirma tant ses ordonnances que celles de ses prédécesseurs, y joignit quelques-unes, notamment la défense aux prieurs et aux curés « de laisser dire l'Epître à leurs diacres3, s'ils n'ont la tonsure, la soutane et le surplis ». Puis, quand le greffier eut lu ce qui était prescrit au clergé, Godeau se rendit de l'église à la sacristie, fit faire la profession de foi selon la forme et, — détail à noter pour ce qui suit, — adressa, dit le procèsverbal, « une exhortation sur la vie et mœurs des ecclésiastiques, de la dignité de leur caractère, et que toutes leurs actions doivent être exemplaires ». Le promoteur d'office demanda enfin que les absents fussent, « comme contumax », excommuniés et frappés d'une amende de 20 liv. 4 : l'Evêque leur enjoignit de se présenter dans le courant du mois.
En mai, Godeau achève la visite de son diocèse de Grasse qui, commencée de février à mai i638, continuée en septembre et octobre i638, avril 164 1 , mars et avril 1642, n'était pas terminée.
Le 23 mai 5, il se rend à Cannes, voyage avec Alexandre Chevalier, « notre aumônier0, passe par Antibes, y prend François de Mandols, docteur en théologie 7, qui l'accompagne à Cannes, et trouve en arrivant dans cette ville le