Un de nos aumôniers
7. Celui-ci fonda, par son testament du \[\ janvier iG52, une chapellenie « sous le titre et autel de saint Joseph », dans l'église paroissiale d' Antibes (Ev. de Gr., G. 4o).
chanoine Jacques Gavalleri, grand-vicaire, et le sous-diacre, Jean Cavalier. Il entend la messe « dans la vieille paroisse joignant le château », se rend au château, y dîne à la table de maître Honoré Daumas, écuyer, receveur de l'abbaye Saint-Honoré-de-Lérins, « ayant charge de Mfir le prince de Conti, abbé de cette abbaye » '. Puis il va « à l'église », où il est reçu par le curé, ses secondaires, le baile et viguier, les consuls, etc.. Il note que l'église paroissiale était sous le titre de N.-D. du Puy. De là, il se rend à la chapelle Saint-Sébastien que son prédécesseur avait interdite ; il constate qu'elle est réparée « et nous avons tolu l'interdit ». Puis, il visite la chapelle de Saint-Roch, « administrée par un ermite % celle de Saint Antoine, celle des Pénitents Blancs, où il ordonne d'abattre un autel du côté de l'Evangile, celle des Noirs qui était, dit-il, sous le titre de N.-D. de la Miséricorde ; il fait visiter par F. de Mandols et par A. Chevalier. « un de nos aumôniers »,la chapelle de N.-D. de Miséricorde « écartée de Cannes », où ses envoyés notent qu'une image de la Vierge « s est rendue difforme par le laps du temps », et la chapelle des Pénitents Bleus, sous le titre de saint Pierre. L'hôpital était alors dans un endroit « fort malsain » : les consuls lui demandent la permission de le bâtir dans un lieu « où l'air soit meilleur ». Le i!\, fête de la Pentecôte, Godeau dit à l'église paroissiale la messe, à l'issue de laquelle on le prie d'instituer la confrérie du Saint- Sacrement 2 : le premier des recteurs qu'il choisit est le médecin Daumas : le second, le chirurgien Henri Gaufroidy. L'après midi, il prêche, donne la Confirmation, règle le fonctionnement de la confrérie de la Miséricorde, reçoit les plaintes des consuls qui réclament un prêtre de plus « et un diacre d'Evangile, attendu la grande multiplication du
i. Détail à noter : Lo ùs XIII avait donné la commendé de Lérins à Conti, en 1642, dit-on : le nouvel abbé avait i3 ans. Il est vrai que Rome ne lui avait pas encore accordé de bulles. Aussi tel document de Lérins (par exemple un placet à Louis XIV, relativement à Mazarin) dit que c'est Louis XIV qui nomma Conti (Moris, Cari, de Lér., t. Il, p. xlii).
2. Mgr de Bernage dit, en juin i655, que Godeau l'avait fondée le 6 mai i643 : cette dernière date ne peut être exacte.
peuple », et s'indignent de ce que les chandelles qu'on avait l'habitude de faire brûler sur l'autel étaient « si petites et de si peu de corps qu'à grand'peineon les peut apercevoir 1 >. Godeau exige qu'elles pèsent au moins une once la pièce. Afin de ne pas laisser « la vieille église déserte et privée de tout service », alors surtout qu'elle avait été consacrée, il ordonne que la messe, que l'on dira après celle du prône, ait lieu dans « la vieille paroisse ».
Le 26, il va d'abord au Gannet, y est reçu par le curé et prié d'instituer la confrérie du Saint-Sacrement, puis à Mougins2, qui dépendait de l'abbaye de Lérins. Il descend chez « le rentier » .
Ici, ce n'est plus de simples protestations qu'il entend, comme en mars 16A2 à Vallauris et à Yalbonne, de la bouche du prieur du monastère : l'agent et « procureur gêné rai » du prince de Gonti, abbé de Lérins, un certain Amphcux, s'oppose longuement à ce que l'Evêque de Grasse fasse la visite de Mougins. Il développe ses raisons et parcourt l'histoire du passé. Il invoque « la sentence d'Ubaldus et Otto, cardinaux, commissaires du pape Eugène II3, relativement au conflit entre Pierre, évêque d'Antiboul\ et l'abbé de Saint-Honoré, en n5o » ; puis, il dit que l'Evêque peut seulement prêcher et « crismer » 3 dans les églises de Mougins, Cannes, Arluc r\ Vallauris7, Revest8 ; il ajoute
1. Merde Bernageditencoreenjuin r 655 que Godeau avait, en mai iG43, autorisé « la confrérie des marchands et tailleurs d'habits », — fondée à Cannes le 26 octobre 1641 , — à établir un rétable de saint Clair, patron de cette association, dans une des chapelles deFéglise paroissiale.