‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 131 sur 242 · Prononcée en i644 », dit-il · texte numérisé non relu

Prononcée en i644 », dit-il

2. Mais en i663 — 20 ans après que Godeau eut parlé de Louis XIII — Bossuet n'est guère célèbre que par ses sermons : les oraisons funèbres de Tabbesse Yolande de Monterby (i656), de Henri de Gornay (i658), du P. Bourgoing (4 déc. 1662) et de IN. Cornet (27 juin i663) n'ont pas pris place parmi ses œuvres classiques.

nonçait l'oraison funèbre du roi dans sa cathédrale de Grasse. Pendant ce temps, le chapitre de Vence chargeait son sous-économe d'acheter des flambeaux, de faire « toutz autres préparatives nécessaires » et d'en aviser tous les prêtres.

Nous avons vu Godeau refuser à Antoine Arnauld * d'approuver YAugustinus. C'est à la fin de l'été de i6^3 - que le célèbre docteur édite sa Fréquente communion qui fut, dès août — et Godeau était encore à Grasse, — attaquée en chaire par le P. Nouet, S. J. 3. « Ce livre réduisait YAugustinus à des proportions plus maniables et vulgarisait les principes con nus des seuls initiés », dit Ms' Fuzet K Et ailleurs : « Arnauld de Lusanci, un des premiers Ermites des Champs, fut un des convertis du livre du jeune docteur... Litolfi Maroni, évêque de Bazas 5, de même pendant un an : puis on le pria de retourner dans son diocèse pour y répandre la bonne doctrine », ajoute ironiquement l'auteur des Jansénistes du XVIIe s. 6. La Fréquente Communion d'Antoine Arnauld ne fut pas expressément censurée à Rome, si Alexandre VIII a condamné en décembre 1690 trois propositions qu'on y retrouve à peu près textuellement et qui en résument les doctrines 7. On sait que les idées qu'Arnauld développa dans ce livre furent, par un des libelles des Jésuites, comparées à celles de Marco-Antonio de Dominis, « archevêque schismatique »

1. Docteur et prêtre en i64i, reçu en i643 dans la maison et société de Sorbonne.

2. Hermant, I, p. 210. Approbation de i5 archevêques ou évêques et de 20 docteurs à la ire édition : notamment les archevêques de Sens (0. de Saint-Lary de Bellegarde) et de Toulouse (Montchal),les évêques de Marseille (J.-B. Gault, qui mourut en odeur de sainteté) et de Bazas (Litolfi Maroni).

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