Fuzet, Op. cit., p
7. Brucker, art. Ant. Arnauld, dans le Dict. de théol. cath. de Vacant et Mangenot. On a dit que l'Inquisition ne l'a pas condamnée, mais plus tard l'Index.
de Spalastro, dont le cadavre * et le traité de Republica ecclesiastica avaient été brûlés en 1624 à Rome, sur le Campo de' Fiori 2.
Godeau avait d'abord promis à Robert Arnauld d'Andilly, le frère aîné d'Antoine, de l'approuver, « fût-ce en versant mon sang pour la vérité » 3, et à l'auteur même de faire de son travail « le plus riche ornement de mon cabinet » 4. Puis il ne l'approuva point, ce qui fit la joie des Jésuites, l'étonnement de Balzac qui s'en ouvrit à Chapelain et traita plaisamment Godeau d' « apôtre », et la surprise de ceux qui savaient, ainsi que Lancelot nous l'apprend 5, que Févêque de Grasse goûtait fort les Lettres chrétiennes et spirituettes de Saint-Cyran. Celui-ci venait de mourir le 11 octobre i6/|3, et ces Lettres parurent dès i6/|5 ; or Balzac écrivait à Chapelain, le 9 novembre 1 643 : « Notre apôtre 6 a une extrême aversion pour le prophète nouvellement décédé 7, et il m'en a plusieurs fois parlé comme d'un animal purement imaginatif, sujet à la maladie de Bellérophon », c'est-à-dire à la mélancolie. « Pourquoi le paraphraste du roi David n'at- il point donné d'approbation au livre de notre ami 8 ? Les Jésuites en tirent grand avantage ». Pour ce qui est de Saint- Cyran, on sait que, arrêté le i4 mai 9 i638, il avait été mis en liberté, sur les instances notamment du premier président Mathieu Mole, le 16 février i6a3, peu après la mort de Richelieu, et conduit à Port Royal de Paris dans le carrosse d'Arnauld d'Andilly ; il avait remercié aussitôt ses amis Chavigny et Mole ; huit jours après, Singlin avait chanté