Lett. de Balz. à Chap., p. 44o
rance, si elle coule à une quinzaine de kilomètres au nord d'Aix. se jette dans le Rhône au sud d'Avignon et que la phrase de Balzac insinue, ce que nous avons vu, que Godeau ne résidait pas toujours dans son diocèse. Balzac exagère un peu. D'ailleurs, le 7 octobre, Godeau, qui était encore à Grasse, écrivit à Arnauld au sujet de sa Fréquente Communion, attaquée par le P. Nouet, en août, dans la chaire de l'église1 Saint-Louis. « Les prélats assemblés à Paris », dit M. Cognet, « ne voulurent pas décider du fond de la doctrine et en laissèrent le jugement au Saint-Siège. Mais, soucieux de sauvegarder l'honneur de lépiscopat, ils citèrent le prédicateur à leur barre, le forcèrent à faire des excuses écrites -, et adressèrent aux évêques de France une circulaire expliquant la façon dont ils avaient défendu leur dignité contre les attaques réitérées des Jésuites » 3. Cet ouvrage d'Arnauld, paru en i6/|3, était le complément pratique et comme une défense de Y Augustinus de Jansénius, et Saint- Cyran avait le temps, avant de mourir, de voir le premier accueil, un succès bruyant, qui y fut fait \
L'ancien abbé régulier des Gassinistes de Lérins, dom Louis de Maynier5. « voyant », dit Bouche (\ « la désolation de son monastère » que les Mauristes occupaient, « assisté des Pères de la Congrégation du Mont-Cassin, et par la faveur du cardinal Barberin 7, obtint d'Urbain VIII un bref par lequel le pape déclara que, donnant pouvoir aux Mauristes
1. Ou chapelle de la maison professe des Jésuites (Hermant, p. 2i4).