Le 6 mai i638, Jansénius était mort
une messe où Arnauld faisait diacre, pour la sortie du prisonnier; celui-ci était mort le n octobre suivant, administré par Singlin, selon Hermant1, sans avoir reçu complètement l'Extrême-Onction, suivant le P. Rapin, après avoir reçu les derniers sacrements du curé de Saint-Jacques-du- Haut-Pas, d'après ses amis. Il fut enterré dans le chœur de cette église, en présence de trois prélats, « MM. de Bordeaux 2, d'Amiens 3 et de Ghalcédoine » 4, ce qui permit à l'évêque d'Orléans d'écrire que, quoi que les Jésuites voulussent affirmer, il n'était pas mort en athée 5.
Quant à la Fréquente Communion d'Arnauld, Balzac considérait ce livre comme « savant, sage, éloquent, si solide et si fort de tous côtés, que tout ce qu'il y a de machines dans l'arsenal de la Société (de Jésus) n'en égratignera pas une ligne : il donnerait de la jalousie au cardinal du Perron ressuscité, si la gloire de l'Eglise ne lui était plus chère que la sienne » 6. Aussi, dans la lettre qu'il adresse à Chapelain le 9 novembre i643, il regrette que Godeau ne l'ait pas approuvé 7 ; d'autre part, il l'y félicite d'avoir passé quatre jours « avec l'illustre Julie »; lui cite en latin quelques mots du psaume 83 et ajoute : « Si vous ne vous souvenez du reste, demandez-le au paraphraste du roi David, qui omnes versiculos eius in numerato habet, et qui est encore plus souvent sur les bords du Jourdain que sur ceux de la Durance » 8. Tamizey de Larroque nota qu'il s'agit de Godeau, qu'il avait « déjà donné des Psaumes en i635, i636, 1637 et i638 » et qu'il publia tout le Psautier plus tard. Ajoutons que la Du-