Ev. de V.,G
suit, et en ai traité ailleurs l, Godeau y devait trouver de belles stalles et un lutrin en bois sculpté, datant du XVe siècle, semble-t-il, et attribués à un artiste de Grasse, J. Bellot, des reliques envoyées par Paul III, diverses œuvres d'art 2. Enfin la principale église de son nouveau diocèse passait pour un ancien temple, de Gybèle au dire de certains, ou de Diane ou de Mars, contenait des inscriptions latines et des sculptures gallo-romaines ou du moins mérovingiennes, sinon carolingiennes, des plaques portant des entrelacs et des motifs d'ornementation empruntés aux animaux et aux plantes, et reposait sur des piliers où l'on avait, selon une tradition locale, enseveli des idoles. J'ai signalé ailleurs, d'après une note jointe à l'une des délibérations du chapitre de Vence, ce curieux détail : « Dans la sacristie, il y a une niche pratiquée dans l'épaisseur du mur mitoyen avec le sanctuaire ; dans cette niche, il y avait un trou qui traversait jusqu'au sanctuaire et par lequel on prétend que Ton consultait la fausse divinité et qu'elle donnait ses oracles ; c'est M. de Godeau qui, faisant blanchir l'église, le boucha ».
i. Voir mes monographies des paroisses de l'ancien diocèse de Vence dans les Ann. de la Soc. des L. Se. et I. des A.-M.
2. Un sarcophage romain que la tradition désigne comme le tombeau de saint Véran (Esperandieu, Bas.-rel. de la G. rom., I, 1907, n° 8) ; la sépulture de saint Lambert, avec son épitaphe en vers (Prompt, Bull, de la Soc. nie. des. se. nat. et hist., Il, 1880, p. i65) ; des reliquaires, dont un curieux de saint Biaise, en cuivre, des tableaux, etc..