‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 15 sur 242 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Premier retour de Godeau à Paris en 1640 (jusqu'au milieu, semble-t-il, de novembre).

Quand Godeau eut reçu de Louis XIII le brevet qui annexait en sa faveur, selon le désir de Richelieu et, dit-on, de Gonrart, les diocèses de Grasse et de Vence, il ne quitta point Paris aussitôt. IJ dut s'y inquiéter de ce que serait sa nouvelle situation. Les deux petites villes provençales étaient peu éloignées l'une de Tautre ; chacun des deux diocèses avait peu d'étendue ; même fondus en un seul, ils n'assureraient que difficilement l'existence d'un seul évêque : Godeau avait des mérites, de l'instruction, de la piété. Telles furent, semble-t-il, les raisons qui décidèrent le roi à l'union. On dit que Godeau calculait que les paroisses des deux diocèses arrivaient au chiffre de cinquante-deux et ne rapportaient pas plus de 10.000 liv. ; M. Gognet écrit que, si l'évêché de Grasse valait l\ à 5.ooo livres, — revenus dont notre évêque a joui depuis le milieu de i636 1 jusque vers la fin de i653 2.

— celui de Yence valait un peu plus, de 5 à 6.000 livres 3,

— revenus dont il a joui depuis i64o jusqu'à sa mort.

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