‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 148 sur 242 · Tamizey, /. c, p · texte numérisé non relu

Tamizey, /. c, p

2. Ses Poemata publiés, avec quelques-unes de ses poésies italiennes, en i64o.

3. Lettre à Chapelain du 27 déc. i643 : allusion à ce qu'il réunit le duché d'Urbin aux Etats de l'Eglise et disputa celui de Castro, vainement d'ailleurs, au duc de Parme.

4. Voirie livre de Pierre Aubanel, Galilée et l'Eglise, Avignon, A.ubanel, 1910.

5. Mort à Paris, en 1639 : il avait été 27 ans emprisonné pour son projet de délivrer Naples des Espagnols et pour ses écrits, plusieurs fois soumis à la grande et à la petite question, réclamé, en 1626, par Urbain VIII qui lui rendit la liberté et pensionné par Richelieu.

accomplie seulement le i5 septembre *, du cardinal Jean- Baptiste Panfili qui avait 70 ans et prit le nom d'Innocent X.

Le 12 mars 1 644, Conrart signe deux privilèges permettant à son cousin Godeau, l'un de rééditer les Poésies â chrétiennes qu'il avait déjà publiées en deux volumes, en i633 et i64i, et d'y joindre de nouvelles : nous verrons qu'en mars ï 646 il publia ces Poésies chrétiennes ; l'autre, de faire paraître sa Paraphrase des Psaumes : nous indiquerons qu'en juin 1 648 il publia ce nouvel ouvrage.

Godeau accepta d'écrire une sorte de catéchisme en vers pour le jeune Louis XIV, ['Institution du Prince chrétien, qui se compose d'une suite de quatrains et parut à Paris, en i644, chez la veuve Camusat, suivi de paraphrases et de prières. Cette Institution fut réimprimée dans les Poésies chrétiennes, en 1 646. Dans la dédicace de son Institution, il dit qu'il s'était soucié du bon sens plutôt que des belles périodes, de la raison plus que de la rime. M. l'abbé Gognet insiste sur ce que plusieurs quatrains sont d'un vrai poète. Aussi, le poète Guillaume Golletet, l'un des premiers membres de l'Académie française et des protégés de Richelieu 3, dit dans son Discours de la poésie morale et sentencieuse qui parut à Paris, en 1657, — et nous indiquons ici que Godeau était à cette date évêque seulement de Vence : « Les meilleurs quatrains que j aie vus de notre temps, qui est celui de la noble poésie et de la belle éloquence, sont ceux que

1. La France avait exclu le cardinal de Saint-Clément, Vincent Maculano, dominicain ; quant à Bentivoglio,qui comptait remplacer le pape dont il avait été l'ami, il mourut le 7 septembre.

2. Jusque-là il avait publié des OEuvres chrétiennes en vers et aussi en prose. Il va isoler ses poésies. Le détail mérite d'être remarqué.

3. G. Golletet mourut en 1659. C'est le père de François, qui fut raillé par Koileau. Guillaume a écrit notamment des épigrammes et des pièces de théâtre. Ce qu'on appela son Art Poétique à partir de i658, comprend non seulement le Discours dont nous allons parler (intitulé aussi Traité), mais encore deux opuscules, datés de i658, l'un le Sonnet, l'autre le Poème bucolique et VEglogue.

le docte Godeau, évêque de Grasse *, a publiés à Paris, en i6/j4 : tout y est élégant et pompeux au possible » 2. Le jeune roi en usa-t-il beaucoup ? « Les bons livres », dit un de ses valets de chambre, qui fut tout dévoué à \nne d'Autriche, a étaient aussi suspects dans son cabinet que les gens de bien, et le Catéchisme royal de M. de Godeau 3 n'y fut pas plus tôt qu'il disparut, sans qu'on pût savoir ce qu'il était devenu » 4. Il est intéressant de noter que le titre de Godeau fut repris par le précepteur de Louis XIV, en latin, lorsque Hardouin de Beaumont de Péréfixe 5 édita, en 1647, son Ins~ litatio principis.

C'est aussi en 1 64 A que l'évêque de Grasse publia à Paris, chez la veuve Gamusat, un Avis à MM. de Paris pour le culte du Saint Sacrement dans les paroisses et la façon de le porter aux malades6. « Je vous confesse que, dans ce dernier voyage auquel les affaires de mon diocèse7 mont obligé, j'ai eu la consolation de voir dans vos paroisses l'accroissement du culte et du respect vers le T. S. Sacrement de l'autel... Ayant trouvé vos temples de boue, vous les laisserez d'or à vos enfants... C'est ce qui m'a poussé à vous adresser cet écrit ; car, encore que chaque évoque pour l'exercice de sa

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