Publiée par Tamizey, Docum. inéd , p
l\. Le 21 janvier, il lui en avait envoyé deux, une (déjà; pour Arnauld d'Andilly, l'autre pour saint Vincent de Paul.
d'Ândilly, l'autre pour notre évêque, à qui il avait écrit « par la voie de Campagnole » l dont nous a\ons dit que c'était son neveu.
C'est donc à Paris qu'il a dû apprendre la mort, survenue le 29 janvier 16/4/j, d'Urbain VIII, à qui il avait vainement demandé, depuis 4 ans, l'institution canonique pour Vence. Balzac admirait « les beaux vers » de ce pape2 et son amour de la guerre, « tel que peu s'en faut qu'il ne porte un collet de buffle sur un pourpoint vert 0 3. On aimerait à connaître ce que Godeau pensa de son attitude envers Galilée 4. Le cardinal Maffeo B^arberini était partisan de ses idées et de son système, lui témoignait de l'amitié, l'avait encouragé à publier le traité où il conclut à la rotation de la terre, et avait assuré à Gampanella 5 qu'il ne partageait pas l'avis du décret du 25 février 1616 et que, si cela l'eût regardé, il n'aurait pas été rendu ; il avait même célébré, en 1620, sa gloire astronomique en vers latins. En janvier i632, paraissent, précédés des approbations de Rome, les Dialogues où Galilée ridiculisait Urbain VIII sous le nom de Simplicio, et le 22 juin 1 633, il est condamné à la fameuse abjuration. Godeau a-t-il considéré le pontife, ainsi que le livre récent d'Aubanel le qualifie, comme « un grand pape, savant, défenseur passionné de la science et du progrès 0 ? S'est-il même occupé de ces questions ? Nous l'ignorons, et de même les circonstances dans lesquelles il connut l'élection,