De i5aa à. i5a
qui avait régné, sous le nom de Paul III, de 1 534 à 1 5^9 '• Le concile de Trente, qui s'était ouvert à Trente le i3 décembre 1 545, avait été transféré à Bologne au printemps de j 5^7 et s'était continué à Trente du rr mai i55i au 28 avril i552, sous Jules III -, puis du 18 janvier i562 au f\ décembre i563, avait donné des résultats qu'il importait de faire accepter par le pouvoir civil. C'est à cette œuvre que Pie IV et son neveu le cardinal Borromée3 se dévouèrent, et l'on sait que saint Charles Borromée mourut en 1 584, après avoir déterminé, dans le clergé du diocèse de Milan dont il fut archevêque pendant près de vingt ans 4, une réforme décisive, grâce à une application stricte et rigoureuse des décisions du concile 5. Quant au clergé de France^, c'est seulement son assemblée générale de i6i5 qui promit, le 7 juillet, d'observer le Concile « autant qu'il était possible » ; de telle sorte que les historiens peuvent dire qu'en droit les décrets du concile n'avaient été ni acceptés ni rejetés chez nous, et qu'en fait presque tous y furent appliqués. C est encore sousla surveillance de Charles Borromée qu'avait été préparé le Catéchisme romain, dit à tort Catéchisme du Concile de Trente, que Pie V publia en i566 ; et ce n'est pas la moindre des œuvres de l'illustre archevêque qu'on cite à bon droit comme le modèle achevé des pasteurs6. lia laissé des Actes
1. Le cardinal Alex. Farnèse avait été évèque commendataire de Vence sous Louis XII.