Canonisé par Paul V Borghèse en
6. Voir Hist. gêner, de Rambaud et Lavisse, Paris, Colin, tom. V, 1895. p. 1 à 48 (chapitre écrit par M. Emile Chénon, professeur à la faculté de droit de Paris).
synodaux, des instructions et des sermons qui justifient ce titre et l'emprunt que lui fit Godeau en ce qui concerne les conseils adressés aux confesseurs. On sait que, selon la remarque de Benoît XIV Lambertini, nul ne peut accuser saint Charles d'avoir été trop indulgent, et que les théologiens rigoristes en matière d'absolution se réclament volontiers de son autorité !.
A. partir de la p. 282 des Ordonnances et Instructions syno dates de notre évêque, ce sont des Maximes générales — etje crois qu'elles sont du même saint — « pour apprendre aux chrétiens à mener la vie chrétienne ». A partir de la p. 3oo, les Canons Pénitentiaux, — dressés au ivc s., très rigoureux à cause delà situation où l'Eglise était alors, et tels que le Concile de Trente, si désireux de réforme, n'a pas voulu les faire revivre, qu'ils ne sont observés avec cette sévérité ni par les Latins ni par les Grecs, et qu'on n'y trouve plus qu'un simple objet de curiosité. A partir de la p. 326, des déclarations qui n'appartiennent pas non plus à Godeau : « tirées du livre Pénitentiel Romain » pour expliquer la façon de faire les pénitences que prescrivent ces canons, elles ont été disposées selon l'ordre du Décalogue. Enfin, il y a des instructions sur le Carême, sur la Communion Pascale, sur les retraites annuelles de dix jours imposées aux prêtres.
Dans les Ordonnances synodales que Godeau impose en i644 à son diocèse de Grasse, notons quelques traits particulièrement curieux. Que les prêtres n'aient pas de grands cheveux, ni des gants parfumés ou accommodés avec du ruban de couleur, ni de hautes manchettes empesées, ni des bas de couleur voyante, ni des façons de parler bouffonnes ; qu'ils ne se livrent ni à des jeux défendus, ni au tir de l'arquebuse ou de l'arbalète, ni à la chasse, ni à la danse ; qu'ils n'aillent que rarement à la pèche : qu'ils ne chantent rien de profane, ne fassent le commerce ni du blé ni du vin ni de l'huile, n'étudient ni les mathématiques ni « la philosophie naturelle », n'exercent ni la chirurgie ni la médecine