‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 160 sur 242 · Arch. des A. -M., Ev. de Grasse, G. 39, fol. 679 v · texte numérisé non relu

Arch. des A. -M., Ev. de Grasse, G. 39, fol. 679 v

2. 11 l'a tiré des Arch. des Afî. étrang., France, 1708, f° 343.

3. Nous citerons plus loin, à propos de YHistoirede l'Eglise que Godeau fit paraître à partir de i653, ce qu'il y consacra au souvenir de ces événements.

Godeau à Jacques Barcillon, vicaire général sede vacante de Vence, qui, détail à noter — est datée de Paris et du i5 février i645. Ce n'est pas une copie, mais l'original. La lettre est entièrement de la main de Godeau ; ce n'est pas un brouillon ; elle a été envoyée à son destinataire ; on y remarque encore deux empreintes, mises à 1 extérieur, du petit cachet de notre évêque ; quant au millésime i645, il est d'une lecture certaine 4. Une phrase en était connue. M. l'abbé Gognet l'a citée 2 sans avoir lu, semble-t-il, le reste de la lettre qu'il a pu ne pas trouver lors de ses recherches dans les Archives des Alpes-Maritimes. J'avais publié la lettre en entier 3, sans pouvoir en expliquer toutes les allusions ; je me fiais d'ailleurs à l'exactitude du millésime. Maintenant que je connais mieux ce qui concerne Godeau, je suis obligé de revenir sur ce que j'ai dit, de le corriger en partie, et notamment de penser que la lettre n'est datée de i645 que par une inadvertance de son auteur ; étourderie d'autant plus explicable que, avant de signer et de dater, il venait de dire qu'en i645 il y aurait probablement une Assemblée générale du clergé de France, que cette date restait dans son jesprit, que notre évêque songeait vraisemblablement aux chances qu'il avait d'être député par l'assemblée provinciale d'Embrun et de jouer quelque rôle à Paris. Je crois donc que c'est le ib février i644 — et non 45, — que Godeau, étant à Paris, écrivit cette curieuse lettre à Barcillon : nous verrons plus loin qu'il est presque certain qu'en février i645 il était à Grasse et du moins du 19 au 21, à Vence, et certain que le 27 octobre i644 et le 20 mars i645 il était à Grasse ; nul n'admettra que, rentré de Paris à Grasse en octobre i644, il soit retourné à Paris, d'où il aurait écrit à Barcillon le i5 février i645, tandis que, d'autre part, nous le voyons écrire de Vence en février i645, le 19 à Loménie de Brienne et le 21 à une Visitandine. Donc datons du i5 février i644 la lettre au grand-vicaire de Vence.

Page 1