Massa, Grasse
Godeau II 12
qui sont venus chez lui, à Jacques Cavalier, docteur en théologie, chanoine de Grasse, vicaire général et officiai, « le droit de substituer, en son absence, qui il voudra *. L'acte fut enregistré à Grasse le 12 août, par les soins de Cavalier qui substitua comme officiai l'un des vicaires perpétuels, Jacques Colombi, également docteur en théologie.
L'union des deux diocèses de Grasse et de Vence, que Rome n'avait pas encore approuvée, n'était pas, depuis près de quatre années, aussi parfaite que Godeau le souhaitait ; il semble que les chapitres et les consuls des deux villes la combattaient. Il obtint une décision de la cour. Par une lettre du roi en date du i!\ août i644, dont un premier exemplaire fut adressé aux consuls de Grasse, un second au chapitre de cette ville, un troisième aux consuls de Vence et un quatrième au chapitre de cette ville, ces quatre compagnies furent averties, selon l'avis de la régente, que la volonté souveraine était que l'union des deux diocèses, décidée par Louis XIII, s'accomplît au profit de Godeau comme elle avait eu lieu, un demi -siècle auparavant, sous l'épiscopat de Guillaume Le Blanc. « Et parce que votre consentement y est nécessaire suivant les saints canons et nos ordonnances, nous entendons que vous le donniez ». Ce document est un des inédits que M. l'abbé Cognet a fait connaître 2..Le pape à venir — Innocent X ne fut élu que le i5 septembre — refuserait-il, comme son prédécesseur l'avait fait, de consentir à l'union ? finirait-il par l'approuver P
Si Godeau ne semble plus s'être occupé en i644 de son échec au sujet de Lérins3, il va sans dire qu'il ne négligeait pas les difficultés relatives à Vence où il n'avait guère paru, depuis la décision de Louis XIII, que quatre fois.
Il existe aux archives des Alpes-Maritimes une lettre de