Voir Maury, Rev. des Deux-Mond., ier avril
saires le feraient « pour être jugé sur-le-champ, sans aucune remise ». Le i3, Godeau fut absent, et l'archevêque fît le rapport.
Notons encore que le 3o mai l'Assemblée reçut pour la province d'Embrun, après quelques difficultés, dont il est inutile de parler, l'évêque de Grasse, les grands-vicaires de Digne et de Vence1 : l'archevêque ne s'était pas encore présenté. Le i3 juin, le grand-vicaire d'Embrun2 se présenta avec les anciens agents.
A. la messe de communion du 16, l'abbé de Bernage, député de Paris — il remplacera Godeau à Grasse en i653 — fut choisi par le cardinal pour l'Evangile.
Le 23, Godeau fut prié d'aller, avec cinq autres députés, saluer le nonce d'Innocent X, Nicolas, des comtes de Guidi de Bagni, archevêque d'Athènes in partibus 3. Le 26, il fit son rapport sur la réception « honnête et civile », sur la réponse que le nonce avait faite en latin, sur la façon dont ses domestiques les avaient attendus « au bas du degré » et dont le nonce avait reconduit les députés jusqu'à leur carrosse. Bagni vint à l'Assemblée le 7 août4.
Nous avons parlé du grand vicaire Louis d'Hugues. C'est lui qui fut reconnu pour seul et légitime agent, malgré l'opposition de Berland, prieur de Saint-Denys de la Chartre, que le feu roi avait fait nommer en 1642. Notons que c'est Godeau qui déclara que la province d'Embrun révoquait la nomination de Berland qui lui avait été imposée 5.
1. Barcillon, qui fut ensuite du nombre des députés chargés de travailler au compte des dix années du contrat qui avait été passé avec les commissaires du roi.