Tisserand, God., p. i38 et Antib., p. 4a
et leur penle naturelle, vers une religion facile. A force d'entendre invectiver contre notre Eglise et ses pratiques, ils ap prennent à mépriser l'enseignement de leur mère ». Godeau s'arrêtait sur le mal qui en résultait << dans une cité royale, port de mer, place de guerre, ville de frontière » *.
Le vicaire d'alors, Dominique Millot, écrivit au roi et à l'archevêque d'Avignon pour s'opposer au projet de Godeau. La majorité du conseil de la ville de même "2. Le ier février 16/io, Louis XIII, étant à Saint-Germain-en-Laye, signa le brevet qui annexait Antibes à Grasse et donnait à l'évêque de ce diocèse-ci le droit de patronage sur cette ville-là3.
M. l'abbé Gognet ne dissimule pas que Godeau voulait, par ces deux réunions auxquelles le roi venait de consentir à dix jours d'intervalle, augmenter son revenu ; qu'il le jugeait insuffisant ; qu'il estimait qu'un prélat nécessiteux ne peut remplir sa charge avec dignité. Toutefois, nous verrons qu'en devenant vicaire apostolique d'Antibes il s'engageait à payer une pension à Jean de Grasse-Gabris qui était titulaire, du poste.
Le brevet de « prieur, vicaire et officiai d'Antibes » signé en faveur de Godeau * rappelle qu'Antibes fut autrefois « Je siège et titre » des évêques de Grasse ; que l'ancien domaine de l'évêché de Grasse « dépend tant de la spiritualité que de la temporalité d'icelui » ; que le prieuré de N.-D. de la Place 5 est « qualifié vicairie apostolique et officialité ». Tou-
i Tisserand dit encore, nous ne savons d'après quels renseignements (God., p. 137), que, lorsque notre évêque arriva à Grasse, un noble d'Antibes, Serrât, logeait le pasteur Legrand, qu'à Tourettes de Vence le ministre Bernard habitait chez un certain Tombarel, qu'il y avait des hérétiques à Mouans-Sartoux (dioc. de Grasse), à Vence, à Saint-Paul et au Broc (dioc. de Vence).