Tisserand, God., p
4. G. d'ap. Arch. du Min. des Aff. Etrang., France, n° 1706, f° 399.
5. Fils du roi Jean II de France, Louis avait été adopté en 1382 par l'arrière-petite-fille du fils de Charles d'Anjou, la fameuse comtesse Jeanne. Il avait été couronné par Fantipape Clément VII comme roi de Sicile et de Jérusalem, et était mort en i384-
6. A Marc et Luc, deux frères qui avaient pour cousin-germain Rainier, alors seigneur de Menton, et étaient seigneurs de Gagnes (diocèse de Vence) depuis 1371.
, 7. Il faut noter que Jean XXIII, — l'ancien corsaire de qui le chanoine Salembier dit judicieusement qu'il était « compromis et compromet-
— ro
de Roumoules, avait cherché à faire restituer la seigneurie d'Antibes à l'évêque de Grasse. L'édit de restitution n'avait pas été exécuté. « Le feu roi ayant acheté cette place », — et Gocfeau fait allusion à ce que Henri IV avait acquis le fief en 1608, — « S. M. se trouve aujourd'hui en possession du temporel et des dîmes. Elle donne 5oo livres à un vicaire qui n'a jamais résidé et qui y tient un curé, lequel ne reconnaît aucun évêque, qui donne toutes sortes de dispenses. Il n'y a presque personne dans la ville qui ait la Confirmation ».
En outre, les protestants y étaient devenus nombreux et remuants. En l'absence du vicaire apostolique, ils avaient fait d'Antibes une sorte de quartier général et y bravaient, dit M. Gognet, toute autorité spirituelle et temporelle. On sait d'ailleurs que les protestants étaient aussi intolérants que les catholiques, partout où ils étaient les plus forts ; que Richelieu, quoique sollicité sans cesse contre les partisans de la R. P. R., ne céda presque jamais; que c'est presque toujours en vain qu'on lui demanda de supprimer tel prêche, d'interdire dans tel village le libre exercice du culte non catholique ; que le pouvoir central fut, avec lui du moins, plus tolérant que les autorités locales ; que le cardinal s'appliqua à séparer dans le protestantisme français l'élément politique et l'élément religieux, qu'il protégea celui-ci et que de celui-là il poursuivit l'anéantissement '. Tisserand, qui date de 1639 ^a supplique de Godeau à Louis XIII, dit que l'évêque insistait sur c« les prédications ardentes et passionnées » du pasteur Legrand et sur la propagande d'un nommé Serrât : « Soldats et marins se rendent au prêche et se trouvent facilement entraînés, par leur peu d'instruction
tant » (Balthasar Gossa, élu et sacré à Bologne en i/iio, déposé en i4i5), — avait accordé que la paroisse d'Antibes s'administrât par un prêtre que le seigneur temporel désignerait. Puis Eugène IV avait établi à Amibes un vicariat apostolique relevant directement du Saint-Siège, sous la surveillance des évêques de Vence, Fréjus et Riez.
1. Vicomte d'Avenel, p. 338 et 3/j2 du tome V de YHist. gén. de Rambaud et Lavisse.