Hermant, t. I, p. 4o
que de Rouen, François de Harlay, avait composé. Le 7 décembre, l'évêque de Grasse dit que cet ouvrage était « plein d'érudition, de fidélité, d'intelligence, d'un courage vraiment apostolique ». On le chargea de répondre.
Le 3o octobre i645, il fut chargé de s'occuper de préparer l'oraison funèbre d'un prélat dont nous avons parlé plus haut 4, Mgr Listolfi 2 Maroni, évêque de Bazas, ancien aumônier de Louis XIII 3. Originaire du Mantouan par sa famille, son père s'était fixé en France sous Henri III. Godeau prononça son oraison funèbre le 2k novembre 4 dans l'église du couvent des Augustins, après l'Evangile de la messe dite par l'archevêque d'Auch.
Les auditeurs furent, dit le procès-verbal de l'Assemblée, « touchés et satisfaits de l'action avec laquelle il exprima fortement et éloquemment les richesses de la grâce divine ». Le 27, l'archevêque de Toulouse, président de l'Assemblée, le félicita, le remercia et demanda que ce discours fût imprimé Cette oraison funèbre fut imprimée en 16/46, à Paris, « par ordre de l'Assemblée », chez Vitré 5. Il y faisait la leçon aux évêques, dit M. Gognet ; il accusait, — comme dans sa lettre à Balzac dont il vient d'être question, — le pouvoir séculier d'empiéter sur le pouvoir ecclésiastique ; il attaquait les casuistes ; il dénonçait les livres injurieux qui s'imprimaient en Angleterre contre l'ordre épiscopal et qui, lors de la précédente Assemblée du clergé en i64i — sous