Mort à Toulouse (Hermant, I, p. 4o
4. Hermant (Mém., éd. Gazier, t. I, p. 4o3) dit par erreur qu'il la prononça en janvier.
5. Je l'ai lue à la Méjanes, mais dans une édition que M. Cognet semble n'avoir pas connue : Rouen, i646, chez Louis du Mesnil le jeune, /< à l'image de saint Louis ». — Et à la Bibliothèque Nationale, dans l'édition en tête de laquelle on voit comme vignette Hercule abattant les monstres, comme devise Virtus non territa monstris. On la trouve aussi dans le tome 1 (p. 192 à 247) des OEuv. chrêt. et moral, en prose de Godeau qui furent publiées en i658.
Louis XIII — avaient excité l'indignation de Maroni1. « Ces monstres, plus furieux que la mer qu'ils ont passée, sont autant indignes d'être nommés en ce lieu saint après votre censure que cet illustre invisible qui les a si admirablement réfutés n — nous verrons de qui il s'agit 2, — « mériterait d'être nommé, s'il voulait sortir de ces lumineuses ténèbres qui le cachent ». Je ne reviens pas, après ce qu'en a dit M. l'abbé Gognet, sur le portrait de Maroni : « il ne craignait que Dieu », dit Godeau pour le terminer, « et n'attendait rien de Lui qui est l'état où, comme écrit excellemment saint Bernard, un véritable évêquedoit être ». L'orateur avait parlé d'un conflit qui s'était élevé entre l'évêque de Bazas d'une part, de l'autre le procureur général de Bordeaux et le Parlement de cette ville 3 : l'Assemblée décida, séance tenante, d'adresser à la régente une remontrance respectueuse et de soutenir contre le pouvoir séculier le prestige du pouvoir ecclésiastique et les idées du prélat mort. « Je ne crois pas », écrivait Godeau à Balzac4, « avoir fait pour ce prélat ce que l'éloquence se vante de faire, qui est d'agrandir les choses. ...Si vous me demandez ce que l'on doit espérer de cette assemblée, je suis bien fâché de vous dire : rien de bon » 5. L'oraison funèbre de Mgr Maroni est dédiée « à Messeigneurs les illustrissimes et révérendissimes archevêques et évêques de l'Eglise gallicane » ; elle parut à la date du i5janv. i646 6. Le texte choisi par Godeau est tiré du cha-
i . Nous avons dit que, lors de l'Assemblée de i64i, c'est sur la demande de Maroni, qui s'autorisa d'ailleurs d'une lettre de son collègue d'Orléans, que l'on ordonna, le 27 avril, de rééditer, dans le format in-folio, les OEuvres de Petrus Aurelius.
2. Saint-Cyran qui avait, dit M. Gognet, fait paraître (en i632), sous le nom de Petrus Aurelius, un livre où il défendait les évêques contre les réguliers d'Angleterre. Du moins il était celui qui en avait, de i632 à i634, écrit la plus grande partie.