‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 202 sur 242 · Id., p · texte numérisé non relu

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depuis lors, jusques à maintenant », dit Bouche, « a toujours montré grande fidélité, prudence et discrétion pour le service du roi, le repos des religieux, le bien et l'avantage de toute la contrée » l.

Le retour des Gassinistes à Lérins. qui fut un triomphe pour eux, nous rappelle que Mazarin se plut, comme l'a dit Ch. Gérin 2, « à caser en France les rebuts du clergé italien : par exemple, un de ses parents, Zongo Ondedei qu'il fit nommer évêque de Fréjus » et qui provoqua la boutade : « Dedecus unde Dei » 3. ku surplus, Mazarin n'était ni évêque ni prêtre ; ce qui ne l'empêchait pas, dit le même historien, d'avoir « l'évêché de Metz, vingt-trois grosses abbayes au moins et beaucoup de bénéfices de rang inférieur ». Il eut notamment, on le verra plus loin, à partir de i654, la commende de l'abbaye de Lérins. M. Cognet a cité un passage de YHistoire de l'Eglise où Godeau — qui commença à la faire paraître en i653 — montre qu'il ne se consola jamais de l'échec des Mauristes. « Cette introduction fut bénie de tout le monde, et eût bientôt rendu à ce monastère son ancienne splendeur, si la mort de M. le cardinal de La Valette ne l'eût fait passer en d'autres mains. Celles-ci ayant beaucoup plus d'autorité pour affermir les bons commencements que nous avions donnés, les ruinèrent en remettant les choses dans le premier état » 4. Louis de Maynier resta abbé régulier de i645 à i65i, comme il l'avait été de i632 à i638, et fut remplacé, en 1601, par Honoré d Ubraye, qui l'avait été peu de temps en i632, puis, en i654, par César Barcillon, enfin, en i656, par Benoît Tornon5. Le prince deConti, dont les lettres patentes furent enregistrées au Parlement le

i. Bouche, p. 909.

2. M. l'abbé Sicard dénonce aussi les choix peu scrupuleux d'évêques par Mazarin (A ne. clergé de Fr., t. II, 1894).

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